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DOCUMENT RTL - Guerre en Ukraine : dans l'enfer d'Irpin, ville bombardée par l'armée russe

La ville d'Irpin à une vingtaine de kilomètres au Nord-Ouest de Kiev, est bombardée sans relâche depuis plusieurs semaines par l'armée russe. Plusieurs habitants racontent l'enfer du quotidien.

Les forces ukrainiennes et russes s'affrontent à Irpin, au nord-ouest de Kiev.
Les forces ukrainiennes et russes s'affrontent à Irpin, au nord-ouest de Kiev.
Crédit : Dimitar DILKOFF / AFP
DOCUMENT RTL - Guerre en Ukraine : dans l'enfer d'Irpin, ville bombardée par l'armée russe
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Emilie Baujard - édité par Thibault Nadal

La ville d'Irpin à une vingtaine de kilomètres au Nord-Ouest de Kiev est l'un des verrous qui bloquent la progression de l'armée russe vers la capitale Kiev. Les Ukrainiens ont détruit un pont d'accès pour empêcher le passage des tanks russes qui en retour ont pilonné cette ville aujourd'hui sinistrée.

"Attention, n’allez pas trop loin. Les Russes sont à moins de 5 kilomètres d’ici. Vous voyez les immeubles là-bas ? Ils sont juste derrière", préviennent les forces ukrainiennes à l'entrée de la ville. Et effectivement, on entend les bruits des bombardements au loin. Nous continuons à avancer, des ambulances nous doublent, elles viennent récupérer des civils blessés.

On croise aussi des habitants qui arrivent encore à sortir de la ville. Des femmes, des enfants, des personnes âgées. Ceux qui ne peuvent plus marcher sont transportés dans des brouettes jusqu’à des voitures qui les attendent pour les amener à Kiev. Une femme court avec un petit sac à la main. "On arrive d’Irpin. Il y a des soldats russes dans notre quartier, c’est pour ça qu’on a décidé de partir. Je suis avec ma petite-fille. C’était terrifiant. On n’oubliera jamais nos soi-disant 'amis' russes. Désolée je dois partir", dit-elle. 

Pour rejoindre Irpin, il faut désormais traverser une rivière sur des planches en bois

Les gens qui sortent d’Irpin sont en état de choc, frigorifiés, le teint gris et les yeux creusés, car ils vivent dans la terreur depuis des jours. Cet homme d’une cinquantaine d’années a le sentiment d’être sorti de l’enfer. "Il y a des bombardements tout le temps, des tirs. Ça vient de toutes les directions. Je suis resté tout le temps dans le sous-sol", explique-t-il.

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Pour rejoindre Irpin, il faut maintenant traverser la petite rivière sur des planches en bois. Le pont a été détruit au début de l’offensive russe et c'est la seule route qui relie Kiev à Irpin et Butcha.

De l’autre côté, des dizaines de voitures sont abandonnées, les civils qui ont évacué la ville les ont laissé là, sur le bord du pont détruit. Les soldats ont siphonné les réservoirs car à Irpin, il n’y a plus d’essence. Seuls les volontaires de la défense territoriale et les ambulances font des aller-retour entre le pont et le centre d’Irpin. Deux femmes attendent de monter dans un véhicule. "Notre mère est coincée sur la ligne de front, elle est cachée dans une cave. On va essayer d’aller la chercher", prévient un habitant.

"Je dors dans la cave parce que c'est très dangereux dehors"

La ville est complètement déserte, on entend seulement les oiseaux et les bombardements. Les soldats russes sont à moins de 2 kilomètres. Un homme nous interpelle depuis sa maison. Yivguéni ne veut pas partir car son frère est hospitalisé non loin d'ici. Le jeune homme a fortifié sa cave et y descend dès que les bombardements s'intensifient
"Ça tape surtout le matin et le soir. Beaucoup de maisons du quartier sont détruites. La nuit je dors ici dans la cave parce que c'est très dangereux dehors. J'ai à manger, de l'eau, un poêle pour me chauffer", dit-il.

Les tirs et les bombardements s'intensifient. Nous repartons vers la sortie de la ville. Encore une fois dans une voiture de volontaires qui fait des aller-retour entre le pont et la ligne de front. Un homme est déjà assis à l'intérieur.

Il raconte avoir réussi à sortir de chez lui. Dans son sac, des chocolats qu'il a prévu de donner à ses petits-enfants à Kiev. Alors qu'on arrive à la sortie d'Irpin, des tirs nourris se font entendre. La bataille d'Irpin est loin d'être finie.

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