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Coronavirus : "Très peu probable, à court terme" de connaître son origine, selon Bondaz

INVITÉ RTL - Des scientifiques appellent à creuser la piste d'une origine accidentelle de la pandémie. Pour Antoine Bondaz, chercheur à Sciences Po, il est peu probable que la Chine permette une enquête transparente.

L'Institut de virologie de Wuhan, visité par des experts de l'Organisation mondiale de la Santé, le 3 février 2021.
L'Institut de virologie de Wuhan, visité par des experts de l'Organisation mondiale de la Santé, le 3 février 2021.
Crédit : Hector RETAMAL / AFP
Coronavirus : l'hypothèse d'un accident de laboratoire ne doit pas être écartée
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Jérôme Florin
Jérôme Florin
Animateur

Plus d’un an et demi après l’apparition du nouveau coronavirus, on ne sait toujours rien de son origine. Toujours plus de questions que de réponses, la Chine fait-elle obstruction ? L’hypothèse d’une fuite de l’institut de virologie de Wuhan refait surface, des scientifiques publiés dans la revue Science appellent à creuser cette piste.

“Ils n’ont pas d'éléments nouveaux si ce n’est que cette hypothèse est une hypothèse comme les autres", explique Antoine Bondaz, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique et enseignant à Sciences Po. "Force est de constater qu’après 18 mois de pandémie, il n’y a aucune avancée sur l’origine naturelle, la fameuse zoonose, le passage d’un animal à l’homme. Donc les scientifiques continuent leur travail et affirment simplement que toutes les hypothèses doivent être poursuivies".

Le rapport de l’OMS publié au mois de mars fait 313 pages et seulement quatre pages sont constatées à l'institut de virologie de Wuhan, ça parait peu. "Ce n’était pas seulement une enquête de l’OMS. Il y avait 17 scientifiques chinois, c’est une recherche conjointe entre la Chine et l’OMS. Le rapport estime que la fuite de laboratoire est 'extrêmement peu probable'. Mais pour continuer à la creuser, il faut que la Chine donne un accès à des données et permette à ces scientifiques de travailler plus librement", analyse Antoine Bondaz.

Mieux préparer de prochains pandémies

"Il est peu probable que la Chine le fasse, car depuis janvier 2020 elle a mis en place un récit national qui met en avant la supériorité du système chinois dans la gestion de la crise pandémique et il est difficile pour la Chine de donner la moindre info qui irait à l’encontre de ce récit. Ce n'est pas une remise en question du travail des chercheurs mais une interrogation sur les marges de manœuvre données à ces scientifiques par le pouvoir politique".

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Mais pourquoi serait-il si important de connaître l'origine de ce virus ? "La communauté internationale a conscience qu’il faut se préparer au mieux pour de prochaines pandémies, cela passe notamment par comprendre comment ce virus a pu passer de l’animal à l'homme", si c'est effectivement le cas, dit Antoine Bondaz.

Ce qui interroge la communauté scientifique, c'est que lors de l'épidémie de SRAS en 2003, des études avaient permis en quelques mois de comprendre d'où venait le virus. Alors qu'avec le SARS-Cov-2, responsable de la Covid-19, il n'y a aucun élément 18 mois plus tard. Les moyens scientifiques d'aujourd'hui sont pourtant bien plus développés. Alors, connaîtra-t-on un jour la vérité sur cette pandémie ? "Très peu probable au moins à court terme", conclut Antoine Bondaz.

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