1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Coronavirus : le gouvernement britannique rejette des appels à rétablir les restrictions
2 min de lecture

Coronavirus : le gouvernement britannique rejette des appels à rétablir les restrictions

Le gouvernement britannique a rejeté ce mercredi les nombreux appels des professionnels de santé à rétablir des mesures de restriction face à la flambée de cas ces derniers jours.

Un centre de dépistage Covid-19 au Royaume-Uni
Un centre de dépistage Covid-19 au Royaume-Uni
Crédit : Oli SCARFF / AFP
La rédaction numérique de RTL & AFP

Alors que le Royaume-Uni connaît une flambée des cas ces dernières semaines avec 50.000 nouveaux cas ce mercredi, le gouvernement britannique a annoncé qu'il ne rétablirait aucune restriction contre la Covid-19, comme le port du masque en intérieur. Cette annonce intervient quelques jours après qu'une confédération de professionnels de santé publique a réclamé des "mesures immédiates".

Cette décision du gouvernement britannique peut paraître surprenante, car le Royaume-Uni figure parmi les pays avec le taux de contaminations les plus élevés au monde. Dans une déclaration ce mercredi, le ministre de la Santé Sajid Javid estime que le pays pourrait très rapidement atteindre les "100.000 cas" par jour et que la pression s'accentue sur les hôpitaux. 

Mais alors qu'est-ce qui motive le gouvernement britannique à ne pas agir ? Tout d'abord, le gouvernement compte sur la vaccination, la "première ligne de défense contre la Covid", assure Sajid Javid, alors que près de 70% de la population est entièrement vaccinée, mais aussi sur la capacité des hôpitaux à tenir le choc face à cette nouvelle vague : "nous ne comptons pas mettre en œuvre notre plan B". Mais le ministre de la Santé affirme que le gouvernement "se prépare à toutes les éventualités" et "n'hésitera pas à agir" si la tendance devenait "insoutenable" pour les hôpitaux.

De nouveaux traitements pour lutter contre cette hausse

Au Royaume-Uni, les habitants vivent sans aucune restriction depuis le mois de juillet. Cette politique très libérale fait partie des hypothèses avancées pour expliquer la dégradation actuelle, qui touche surtout les adolescents et jeunes adultes. Le faible taux de vaccination des mineurs et une campagne de rappels poussive pour les personnes âgées, sont également cités. D'autres hypothèses évoquent une baisse de l'immunité collective alors que le Royaume-Uni a vacciné très tôt sa population.  

À lire aussi

Pour tenter de faire infléchir cette courbe, le gouvernement a annoncé avoir passé un accord avec les laboratoires Pfizer et Merck pour l’achat de milliers de doses de nouveaux traitements antiviraux à destination des plus fragiles, dont l'approbation est espérée avant la fin de l'année.

La communauté médicale inquiète

"Nous sommes déjà dans une situation où les choses vont probablement se détériorer dans deux ou trois semaines. C'est pourquoi nous devons agir immédiatement", a déclaré Matthew Taylor, patron de la NHS Confédération regroupant de nombreuses organisations de santé publique, mercredi matin sur Sky News. Sans mesure, a-t-il insisté, la pression va s'accroître sur le système de santé à l'approche de l'hiver, période déjà généralement tendue pour les hôpitaux.

Le nombre de cas approche déjà le niveau de la violente vague qui avait frappé le Royaume-Uni l'hiver dernier, entraînant de longs mois d'un confinement imposé par un Boris Johnson au départ très réticent.

Les autorités sanitaires surveillent également un nouveau sous-variant du très contagieux Delta se propageant au Royaume-Uni. "Il n'y a pas de raison de croire à ce stade qu'il pose un risque plus fort", a assuré le ministre de la Santé.

La rédaction vous recommande
À lire aussi

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/