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Coronavirus : l'Italie, 3e pays le plus touché au monde

Le nombre de décès dus au coronavirus est monté à six ce lundi 24 février en Italie, où les autorités ont mis en place des barrages afin d'isoler une dizaine de villes du nord du pays pour endiguer l'épidémie.

Des soldats italiens patrouillent par un check-point à l'entrée de la petite ville de Vo Vecchio, située dans la zone rouge du COVID-19, la nouvelle épidémie de coronavirus.
Des soldats italiens patrouillent par un check-point à l'entrée de la petite ville de Vo Vecchio, située dans la zone rouge du COVID-19, la nouvelle épidémie de coronavirus. Crédit : MARCO SABADIN / AFP
Venantia
Venantia Petillault et AFP

La soudaine flambée depuis vendredi 21 février des cas de nouveau coronavirus, passés de 6 à 219 en quatre jours, fait de l’Italie le pays le plus touché en Europe et le troisième dans le monde après la Corée du Sud et la Chine.

L’annonce lundi de la mort d’un homme de 88 ans près de Milan, en Lombardie (nord-ouest), a fait grimper le bilan à six décès, tous survenus dans le nord du pays. Le patient numéro 1 pour la Lombardie est un homme de 38 ans, Mattia, cadre de la multinationale anglo-néerlandaise Unilever à Casalpusterlengo. L’origine de sa contamination reste cependant un mystère, du propre aveu du ministère de la Santé.

L’Italie a multiplié depuis les mesures de précaution, dont la mise en semi-confinement des quelque 52 000 habitants d’une dizaine de villes du Nordles lieux publics y sont fermés, sauf quelques magasins de première nécessité et les pharmacies de garde.

Le chef de la Protection civile italienne Angelo Borrelli a cherché lundi à rassurer la population : "Nous sommes intervenus à travers des mesures fortes et importantes, et donc je pense que notre pays est en mesure de garantir la sécurité", a-t-il assuré lors d’une conférence de presse.

Trois autres régions touchées

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En Lombardie, région la plus touchée avec 167 cas, le métro de Milan était à moitié vide lundi matin, avec de nombreux passagers équipés de masques de protection. Écoles, universités, mais aussi musées, cinémas et théâtres dont la prestigieuse Scala, ainsi que la cathédrale gothique, symbole de la ville, sont fermés.  

Certains supermarchés milanais sont déjà dévalisés et le maire de la ville Beppe Sala a appelé ses concitoyens à la raison : "Plutôt que de courir dans les supermarchés pour s’accaparer des aliments, il faudrait prendre soin des plus faibles, en particulier des personnes âgées qui sont celles qui courent le plus de risques."

Outre la Lombardie, voisine de la Suisse, c’est en Vénétie, proche de la Slovénie, qu’ont été détectés le plus grand nombre de cas (27 cas, dont un mort). La Vénétie a décrété dimanche l’interruption des festivités du célèbre carnaval de Venise - qui devait s’achever mardi - ainsi que des manifestations sportives et la fermeture des écoles et musées. Mais les bars et les restaurants restent ouverts.  

Trois autres régions sont touchées : l’Émilie-Romagne (nord), le Piémont (nord-ouest) frontalier de la France, et le Trentin-Haut-Adige (nord-est), frontalier de l’Autriche. Autour des principaux foyers, écoles et universités sont fermées, tout comme tous les lieux publics (bars, restaurants, bibliothèques, mairies, salles de sport).

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