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Coronavirus aux États-Unis : une infirmière raconte le déni de malades du Covid-19

TÉMOIGNAGE - Une infirmière du Dakota du Sud raconte comment des malades en fin de vie préfèrent débattre de l'existence du coronavirus, plutôt que de passer un dernier appel à leurs proches.

Un membre du personnel médical traitant un patient souffrant de la Covid-19 (Illustration)
Un membre du personnel médical traitant un patient souffrant de la Covid-19 (Illustration)
Crédit : Go Nakamura / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Lionel Gendron
Journaliste

C'est un témoignage édifiant qui donne une idée de ce que l'on mesure rarement : le refus  d'une partie des Américains de reconnaître la dangerosité et même l'existence du coronavirus. Dans le Dakota du Sud, une jeune infirmière a raconté comment des malades en fin de vie préféraient en débattre plutôt que de passer un dernier appel à leurs proches.

C'était dans la nuit de samedi à dimanche. Après une journée harassante à l'hôpital, sur son canapé, Jodi Doering mange une glace machinalement. Et puis elle repense à ces scènes insensée : des patients sous oxygène qui continuent à nier l'existence du virus. Son témoignage sur Twitter fait le tour du pays, avant de se confier à CNN.

"Je ne peux pas croire que ce seront leurs dernières pensées, leurs derniers mots", raconte l'infirmière. "Les gens voulaient que ce soit la grippe, ou une pneumonie (...). On a même eu des patients qui disaient : 'pourquoi cela ne pourrait pas être un cancer des poumons ?' (...) Vraiment quelque chose ne va pas", ajoute-t-elle.

Dans un dernier souffle, des malades préfèrent critiquer Joe Biden qui conduirait le pays à la ruine, ou affirment que les protections de l'infirmière ne servent à rien, puisqu'il n'y a pas de virus. 

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Malgré une moindre densité de population, on meurt trois fois plus du coronavirus dans l'Amérique rurale que dans les grandes villes. L'épidémie y est souvent prise moins au sérieux. Malgré tout, la gouverneure républicaine du Dakota du Sud l'affirme, dans son Etat, les gens sont heureux car "ils sont libres".

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