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Coronavirus au Brésil : "Arrêtez de geindre", lance Bolsonaro à sa population

Le président du Brésil a tancé les villes qui prenaient des mesures sanitaires contre la flambée de la Covid-19, et appelé les Brésiliens à "arrêter de geindre".

Le président brésilien Jair Bolsonaro
Le président brésilien Jair Bolsonaro Crédit : RICARDO MORAES / POOL / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
et AFP

Un an après le début de la pandémie due à la Covid-19, Jair Bolsonaro reste fidèle à sa position basée sur le scepticisme et l'opposition aux recommandations scientifiques. Jeudi 4 mars, le président brésilien a demandé à la population d'"arrêter de geindre". Il a en outre fustigé les mesures prises par plusieurs villes du pays pour tenter d'endiguer la flambée de l'épidémie. 

Le chef d'État d'extrême droite a tenu ces propos provocateurs alors que le Brésil déplore près de 260.000 morts et traverse sa semaine la plus meurtrière depuis le début de la pandémie. "Ça suffit avec ces histoires (...) vous allez pleurer jusqu'à quand ?", a poursuivi Jair Bolsonaro en inaugurant un tronçon ferroviaire dans l'État du Goais. Une sortie qui n'arrangera pas l'image du chef de l'État, très critiqué pour son manque d'empathie dans ce drame humain. "Nous regrettons les morts", a-t-il toutefois ajouté, "mais où va le Brésil si on arrête tout ?" "Personne ne supporte plus ça", a-t-il conclu.

Des rapports tendus avec de nombreux gouverneurs

"Jusqu'à quand allez-vous rester à la maison, jusqu'à quand tout va-t-il rester fermé ?", a-t-il poursuivi. Nombreuses sont les villes au Brésil qui ont annoncé cette semaine des couvre-feux en urgence. Les bars et restaurants ont été fermés, de même que les activités jugées non-essentielles ont été suspendues pour contenir la flambée de l'épidémie de coronavirus. 

Rio de Janeiro a été, jeudi, l'une des dernières grandes villes à décréter la fermeture des bars et restaurants dès 17h, l'interdiction de toute vente ambulante sur les plages et la circulation des personnes de 23h à 05h.

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Depuis le début de la crise qui fait du Brésil le deuxième pays le plus endeuillé après les États-Unis, Jair Bolsonaro a livré un bras de fer aux gouverneurs qui souhaitaient restreindre l'activité, les accusant de saper l'économie.

Il s'est particulièrement opposé à celui de Sao Paulo, Joao Doria, un rival politique, qui a annoncé mercredi le retour de son État, locomotive économique du Brésil, dans la "phase rouge", avec une suspension de toutes les activités non-essentielles pour deux semaines, à partir de samedi.

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