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Cop 26 : trois raisons qui rendent ce rassemblement crucial

ÉCLAIRAGE - La Cop 26 s'ouvre le dimanche 31 octobre à Glasgow, en Ecosse. Après les faibles engagements pris lors de la Cop 25 et les signes alarmants du changement climatique, cette nouvelle conférence s'annonce décisive pour l'avenir de la planète.

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Bruxelles dimanche 10 octobre pour le climat.
Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Bruxelles dimanche 10 octobre pour le climat.
Crédit : Alexey Vitvitsky / Sputnik / Sputnik via AFP
Nicolas Barreiro & AFP

À partir du 31 octobre, les dirigeants du monde entier se réuniront à Glasgow à l'occasion de la Cop 26, afin de mener des discussions historiques concernant le climat et l'avenir de notre planète. 

Après deux semaines de négociations à Madrid, la Cop 25 s'est achevée le 14 décembre 2019 sur un sentiment de déception. Les États présents en Espagne n'étaient pas parvenus à trouver d'accord sur des points essentiels pour répondre à l’urgence climatique et aux appels pressants des militants écologistes.

"La communauté internationale a perdu une occasion importante de faire preuve d’une ambition plus grande, en matière d’atténuation, d’adaptation et de financement face à la crise climatique", déclarait le secrétaire général à l'ONU, Antonio Guterres, dans un communiqué. "Nous ne devons pas abandonner", avait-il souligné. À la veille de la Cop 26, ce sentiment de "dernière chance" se fait plus que jamais ressentir.

L'année 2021 a battu des records de températures

Le pourtour méditerranéen, les États-Unis mais aussi l'Arctique et la Sibérie ont connu des records de chaleur cette année. Autour de la mer Méditerranée, les agences météorologiques nationales ont d'ailleurs relevé plusieurs maximales proches des 50°C, jusqu'à 50,3°C en Tunisie. Ces températures hors-normes sont d'ailleurs à l'origine d'incendies dévastateurs en Algérie, en Italie ou en Grèce.

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La situation de l'Arctique, où le mercure est monté de près de 6°C cet été, est particulièrement préoccupante. Le rapport Copernicus sur l'état des océans montrait en septembre 2021 que les glaces de l'Arctique étaient au niveau le plus bas jamais enregistré. Cette fonte des glaces est évidemment une conséquence directe de la hausse des températures.

L'Asie a connu l'année la plus chaude de son histoire en 2020, malgré la pandémie, avec une température moyenne dépassant de 1,39°C la moyenne enregistrée sur la période 1981-2010.

Le GIEC tire la sonnette d'alarme

Le lundi 9 août, les experts climat de l'ONU (GIEC) ont dévoilé leur rapport sur le changement climatique et les conclusions étaient sans appel. Les humains sont "indiscutablement" responsables des dérèglements climatiques et n'ont d'autre choix que de réduire drastiquement les émissions de gaz à effet de serre, s'ils veulent en limiter les dégâts. 

Selon le rapport, le réchauffement de la planète pourrait atteindre le seuil de +1,5°C autour de 2030, soit dix ans plus tôt qu'estimé. Les forêts, sols et océans, censés être capables d'absorber le dioxyde de carbone, commencent à saturer de CO2. Et bien d'autres conclusions, concernant le méthane et le permafrost ou encore la montée des eaux, viennent dresser un constat alarmant concernant l'avenir de la planète.

Les droits humains face au changement climatique

Le vendredi 8 octobre, le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a adopté une résolution reconnaissant le "Droit à un environnement propre, sain et durable" et créé un poste de rapporteur sur la protection des droits humains face au changement climatique. 

Le rapporteur, nommé pour une période de trois ans, est chargé d'étudier et déterminer "comment les effets néfastes des changements climatiques, y compris les catastrophes soudaines et les catastrophes à évolution lente, influent sur l'exercice plein et effectif des droits de l'homme", et faire des recommandations. Il devra aussi "sensibiliser aux droits de l'homme touchés par les changements climatiques, en particulier ceux des personnes vivant dans les pays en développement particulièrement vulnérables aux changements climatiques, tels que les pays les moins avancés, les petits États"

Ces recommandations sont fortement attendues alors que de premiers réfugiés climatiques fuient la Californie ou le Pérou et que d'autres s'entassent dans les bidonvilles du Bangladesh.

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