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Confinement en Afrique du Sud : une ministre suspendue pour violation des règles

La ministre des Communications sud-africaine Stella Ndabeni-Abrahams a été prise en flagrant délit de désobéissance sur une photo publiée sur Instagram, dimanche 5 avril. Son président Cyril Ramaphosa a annoncé sa suspension pour une durée de deux mois.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a suspendu de ses fonctions une de ses ministres
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a suspendu de ses fonctions une de ses ministres Crédit : Phill Magakoe / AFP
Photo Quentin Marchal
Quentin Marchal
et AFP

C'est un scandale d'État dont l'Afrique du Sud pouvait se passer face à la crise sanitaire du coronavirus. Le président du pays, Cyril Ramaphosa, a annoncé, ce mercredi 8 avril, avoir suspendu pour une durée de deux mois une de ses ministres, qui a participé à une fête chez des amis, en violation flagrante du confinement anti-coronavirus.

Alors que Cyril Ramaphosa a imposé à ses 57 millions de concitoyens de rester chez eux jusqu'au 16 avril pour enrayer la pandémie de Covid-19, sa ministre des Communications Stella Ndabeni-Abrahams a été prise en flagrant délit de désobéissance sur une photo publiée sur Instagram le dimanche 5 avril, où elle apparaît en train de déjeuner avec cinq autres personnes au domicile d'un ex-ministre.

"Le confinement national s'impose à tous les Sud-Africains", a rappelé le chef de l'État dans un communiqué. "Aucun d'entre nous, et encore moins un membre de l'exécutif, ne doit saboter notre effort national pour sauver des vies", a-t-il insisté en ajoutant que "personne n'est au-dessus des lois".

"La justice suivra son cours" affirme le président

Conformément aux instructions présidentielles, la ministre Stella Ndabeni-Abrahams s'est platement excusée. "Je regrette l'incident et demande pardon pour mes actes", a-t-elle dit, en assurant que le confinement était "nécessaire pour infléchir la propagation d'un virus qui a dévasté de nombreux pays".

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Cyril Ramaphosa a par ailleurs indiqué que "la justice suivra son cours" pour déterminer si sa ministre est passible de poursuites. L'état d'urgence imposé par les autorités sud-africaines dans le cadre de la lutte anti-coronavirus prévoit des peines maximales de six mois de prison et de fortes amendes pour tous les contrevenants.

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