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Chine : l'UE demande la libération "immédiate" de la journaliste Zhang Zhan

Zhang Zhan a écopé de quatre ans de prison pour "provocation aux troubles", en raison de sa couverture journalistique de l'épidémie de Covid-19 à Wuhan en Chine.

Zhang Zhan, la "journaliste citoyenne" chinoise qui a couvert l'épidémie de coronavirus à Wuhan.
Zhang Zhan, la "journaliste citoyenne" chinoise qui a couvert l'épidémie de coronavirus à Wuhan. Crédit : Handout / YOUTUBE / AFP
Coline Daclin et AFP

L'Union Européenne (UE) a demandé à la Chine la libération "immédiate" de la "journaliste citoyenne" Zhang Zhan, a indiqué ce mardi 29 décembre la Commission européenne. 

"L'UE appelle à la libération immédiate de Mme Zhang Zhan", ainsi que celle de défenseurs des droits de l'homme et personnalités détenues en Chine pour avoir rapporté des informations "d'intérêt public", a annoncé dans un communiqué un porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell.  Cette annonce intervient alors qu'un important accord sur les investissements entre Pékin et Bruxelles est en négociation. 

Zhang Zhan, une ancienne avocate de 37 ans qui a couvert l'épidémie de Covid-19 à Wuhan, avait été arrêtée puis jugée lundi 28 décembre pour "provocation aux troubles". Elle a écopé d'une peine de quatre ans de prison. Les journalistes et les diplomates étrangers n'avaient pas été autorisés à entrer dans le tribunal de Shanghai où elle a été jugée en l'espace de quelques heures.

Comme Zhang Zhan, trois autres "journalistes citoyens", Chen Qiushi, Fang Bin et Li Zehua, ont également été placés en détention après avoir couvert ces événements. Chen Qiushi et Li Zehua, seraient désormais rentrés chez eux, mais on reste sans nouvelles de Fang Bin. 

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Concrètement, le tribunal a reproché à Zhang Zhan d'avoir diffusé de fausses informations sur internet, selon son avocat Zhang Keke. A Wuhan, elle a réalisé des reportages, notamment sur la situation chaotique des hôpitaux, qu'elle a diffusé sur les réseaux sociaux. Elle a également dénoncé le confinement imposé dans la ville, qu'elle qualifiait de "grave violation des droits de l'Homme".

Ses vidéos, diffusées sur Twitter et YouTube, n'ont été vues en Chine que par quelques milliers de personnes pourvues d'un logiciel VPN permettant de contourner le contrôle d'internet dans le pays. Sa condamnation, en pleine fêtes de fin d'année, n'a pas été rendue publique par le tribunal. L'information a circulé sur les réseaux sociaux avant d'être promptement censurée. 

Pour protester contre sa détention, Zhang Zhan a entamé une grève de la faim au mois de juin. Selon ses avocats, elle a depuis été nourrie de force à l'aide d'un tube nasal. 

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