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Chine : fuite de gaz radioactif à Taishan, encore un coup dur pour l'EPR

Alors qu'une fuite de gaz radioactif a été décelée sur l'un des réacteurs nucléaires dans la centrale EPR de Taishan en Chine, plusieurs questions se posent.

La centrale nucléaire chinoise de Taishan (image d'illustration).
La centrale nucléaire chinoise de Taishan (image d'illustration).
Crédit : PETER PARKS / AFP
Fuite de gaz radioactif à Taishan, encore un coup dur pour l'EPR
02:09
Sophie Joussellin

Ce lundi 14 juin, une fuite de gaz radioactif a été détecté dans l'un des réacteurs en tête de série, et c'est un énorme coup dur pour l'image de l'EPR qui n'avait pas besoin de ça. Soyons honnête, ce type de problème n'arrive pas que sur l'EPR, on a en effet déjà vu des dégradations du combustible dans des réacteurs du parc nucléaire français ! Mais ce n'est pas fréquent pour autant. 

Les EPR chinois aussi ont connu plus de 4 ans de retard. La construction du 1er a commencé en 2009 pour une mise en service en 2018. Pour autant, ils ont été mis en services plus tôt que ceux de l'EPR français. Il y a 2 explications : cet EPR a bénéficié du retour d'expérience français, ce qui a évité certaines erreurs. 

En Chine, il y a aussi le fait qu'on a jamais cessé de construire des réacteurs nucléaires. Il y a un grand savoir-faire alors qu'en France, le dernier réacteur, celui de Civaux, a été mis en service en 1997... 10 ans avant le début de la construction de l'EPR de Flamanville ! 

Des délais toujours plus long... mais à quel prix ?

La première pierre de Flamanville a été posée en 2007, et l'affaire aurait dû être pliée en 5 ans. La dernière date connue pour la mise en service n'est pas avant fin 2022. On enregistre donc un retard de 10 ans, et ce sera certainement plus ! Il y a encore des problèmes de soudures et avant les soudures, il y a eu des problèmes avec des soupapes de sécurité, des malfaçons et aussi avec la cuve dont le couvercle devra être changé au plus tard fin 2024. C'est une décision de l'Autorité de Sureté du Nucléaire en juin 2017. 

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À l'origine, le prix fixé était de 3,3 milliards d'euros en 2007. Aujourd'hui, on est à près de 13 milliards ! Le chantier le plus ancien est celui de Olkiluoto en Finlande, débuté en 2004 et qui aurait dû être mis en service en 2009. Finalement ce sera l'année prochaine. Il y a aussi les 2 réacteurs de Hinkley Point au Royaueme-Uni où la construction du premier a commencé en décembre 2018 et celle du second un an plus tard. Des retards sont aussi sont prévus, estimés à 5 ans pour l'instant. Et le budget est passé de 16 à 23 milliards de livres ! 

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