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Carlos Ghosn : Nissan l'accuse de s'être versé 8 millions d'euros

Nissan, dit "réfléchir aux moyens de récupérer cette somme" auprès de son ancien patron et envisage de déposer plainte.

Carlos Ghosn, le 11 janvier 2016
Carlos Ghosn, le 11 janvier 2016
Crédit : GEOFF ROBINS / AFP
Thomas Pierre & AFP

Nissan veut récupérer les sommes indûment versées à Carlos Ghosn. Au total, un peu moins de huit millions d'euros, selon une enquête interne menée par le groupe automobile japonais. Son dirigeant déchu aurait en effet reçu une "rémunération totale de 7.822.206,12 d'euros", via une filiale néerlandaise avec son compatriote Mitsubishi Motors (NMBV). 

"Il s'est signé un contrat sans discuter avec les autres membres du conseil d'administration de NMBV que sont le PDG de Nissan Hiroto Saikawa et le PDG de Mitsubishi Motors Osamu Masuko. Ils n'ont pour leur part touché aucun revenu", affirme le constructeur.

Nissan, pour qui il s'agit bien d' "une faute" de Carlos Ghosn, dit "réfléchir aux moyens de récupérer cette somme" auprès du magnat et envisage de déposer plainte. La filiale NMBV, détenue à parité par Nissan et Mitsubishi Motors, avait été fondée en juin 2017 "avec pour mission l'exploration et la promotion de synergies au sein du partenariat".

De "graves agissements" pour Nissan

Ce sont ces informations établissant de "graves agissements", transmises au parquet de Tokyo, qui sont à l'origine de l'interpellation de Carlos Ghosn le 19 novembre dernier. Il a depuis été mis en examen pour minoration de revenus et abus de confiance.

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Nissan lui reproche également d'avoir, aux frais du constructeur japonais, acheté des résidences de luxe à Beyrouth, Rio ou Paris, et financé l'emploi fictif de sa sœur au Brésil. Se disant "faussement accusé", et toujours emprisonné, Carlos Ghosn pourrait être bientôt lâché par la France. Renault, son dernier soutien, qui avait dans un premier temps argué de la présomption d'innocence, s'est résolu à lui chercher un successeur, au lendemain d'un appel de l'Etat français en faveur d'une nouvelle gouvernance. 

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