2 min de lecture Justice

Carlos Ghosn confirme sa fuite au Liban, son avocat japonais "abasourdi"

Junichiro Hironaka, le principal avocat japonais de l'homme d'affaires, a assuré qu'il n'avait pas été informé du départ de son client. Carlos Ghosn est arrivé lundi à l'aéroport de Beyrouth.

Carlos Ghosn, le 8 novembre 2019
Carlos Ghosn, le 8 novembre 2019 Crédit : Etienne LAURENT / POOL / AFP
Venantia
Venantia Petillault et AFP

Coup de tonnerre dans l'affaire Carlos Ghosn. L'ex-PDG de Renault-Nissan, qui préparait son procès en liberté conditionnelle au Japon, a confirmé mardi 31 décembre se trouver au Liban d'où il promet de parler librement à la presse, laissant abasourdie son équipe de défense nippone.

"Je suis à présent au Liban. Je ne suis plus l'otage d'un système judiciaire japonais partial où prévaut la présomption de culpabilité", a écrit M. Ghosn, détenteur des nationalités libanaise, française et brésilienne, selon un communiqué transmis par ses porte-parole.

"Je n'ai pas fui la justice, je me suis libéré de l'injustice et de la persécution politique. Je peux enfin communiquer librement avec les médias, ce que je ferai dès la semaine prochaine", ajoute l'homme d'affaires qui possède notamment une maison à Beyrouth.

"C'est une surprise totale, je suis abasourdi", a déclaré aux médias son principal avocat japonais, Junichiro Hironaka, affirmant ne pas avoir été contacté par M. Ghosn et avoir appris "par la télévision" qu'il avait fui le Japon où il est sous le coup de quatre inculpations pour malversations financières.

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Il s'agit d'un développement inattendu pour le magnat déchu de l'automobile, jusque-là assigné à résidence à Tokyo. Carlos Ghosn est arrivé lundi 30 décembre à l'aéroport de Beyrouth, selon une source sécuritaire libanaise.

130 jours en prison

"La manière dont il a quitté le Japon n'est pas claire", a précisé à l'AFP une autre source au Liban, pays secoué par un mouvement de contestation inédit qui a entraîné une grave crise politique. Celui qui avait été salué comme "le sauveur de Nissan" après son arrivée dans le groupe japonais en 1999 a passé au total 130 jours en prison entre novembre 2018 et avril 2019, en cumulant garde à vue et détention provisoire.

M. Ghosn, qui fut le chef d'entreprise le mieux payé au Japon, fait l'objet de quatre inculpations dans ce pays : deux pour des revenus différés non déclarés aux autorités boursières par Nissan (qui est aussi poursuivi sur ce volet), et deux autres pour abus de confiance aggravé.

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