2 min de lecture Justice

Carlos Ghosn et son épouse se sont parlé pour la première fois depuis 7 mois

L'ex-PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, et son épouse ont pu se parler à distance pour la première fois depuis 7 mois dans des conditions imposées par un juge japonais.

Carlos Ghosn
Carlos Ghosn Crédit : Kazuhiro NOGI / AFP
Louis Rigaudière et AFP

Cela faisait sept mois qu'ils ne s'étaient pas entretenus. Ce vendredi 22 novembre, un membre de l'équipe de communication de Carlos Ghosn a indiqué que l'ex-PDG de Renault-Nissan, assigné à résident à Tokyo, et son épouse ont pu se parler à distance, dans des conditions imposées par un juge japonais. 

Ils n'avaient pu se voir ni converser depuis début avril, quand Carlos Ghosn a été de nouveau conduit en prison. Ce vendredi 22 novembre, ils ont pu échanger quelques mots entre 12h30 et 13h30 heure japonaise, par l'intermédiaire d'un système de vidéoconférence, sous le contrôle des avocats japonais de Carlos Ghosn.

Le patron déchu, inculpé pour malversations financières, se trouvait dans le bureau d'un de ses défenseurs dans la capitale japonaise, tandis que son épouse Carole était aux Etats-Unis. La justice japonaise avait décidé cette semaine après une septième demande transmise par les avocats le 19 novembre d'autoriser le couple à s'entretenir.

Une système judiciaire "cruel" et "injuste"

Le contenu de la conversation, d'une heure maximum et qui ne pouvait pas aborder des sujets non-autorisés par le juge, sera ensuite transmis à ce dernier, ainsi qu'aux procureurs, selon les éléments donnés dans un communiqué. "Carlos Ghosn continuera à demander la levée totale de ces interdictions excessives, cruelles et inhumaines afin que soient respectés ses droits fondamentaux ainsi que ceux de son épouse", était-il encore écrit.

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Les enfants de Carlos Ghosn avaient rédigé une tribune, publiée mardi 19 novembre sur le site de la radio publique franceinfo, pour dénoncer un système judiciaire "cruel" et "injuste", jugeant leur père victime d'une "guerre économique" et demandant aux autorités japonaises "de mettre un terme à l'interdiction qui l'empêche de rentrer en contact avec son épouse".

Un de ses avocats nippons, Takashi Takano, avait pour sa part espérer que le juge autoriserait le couple à se voir avant les fêtes de fin d'année. Arrêté initialement en novembre 2018 à son atterrissage à Tokyo, l'ex-dirigeant franco-libano-brésilien de 65 ans est sous le coup de quatre inculpations au Japon.

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