2 min de lecture Europe

Brexit : un "no deal" est "très, très probable", selon Boris Johnson

Le Premier ministre britannique doute de la possibilité d'un accord commercial avec l'Europe, et juge qu'un "no deal" serait "formidable pour le Royaume-Uni".

Boris Johnson, le 2 décembre 2020
Boris Johnson, le 2 décembre 2020 Crédit : JUSTIN TALLIS / AFP
Coline Daclin et AFP

Le Royaume-Uni a quitté officiellement l'Union européenne le 31 janvier 2020, mais le Brexit n'est pas fini pour autant. Le pays a jusqu'au 31 décembre pour trouver un accord commercial avec l'Europe. Dans le cas contraire, ce serait la solution du "no deal" :  les échanges entre Londres et Bruxelles, son principal partenaire, se feraient selon les règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Avec donc des droits de douane et des quotas. 

Pour Boris Johnson, cette solution est "très, très probable". "Il est très très probable que nous devions choisir une solution qui serait, je pense, formidable pour le Royaume-Uni et nous pourrions faire exactement ce que nous voulons à partir du 1er janvier", a déclaré le Premier ministre britannique lors d'une visite à Blyth, dans le nord de l'Angleterre. 

"Nous continuons d'espérer", a ajouté Boris Johnson. "S'il y a une grande proposition, un grand changement dans ce qu'ils disent, j'attends toujours de le voir"

Des mesures d'urgence prévues par l'UE

Après un dîner mercredi 9 décembre entre Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, cette dernière s'est montrée tout aussi pessimiste. Elle a déclaré ce vendredi 11 décembre aux dirigeants des 27 que les espoirs d'un accord avec Londres sur la future relation commerciale étaient "faibles".

À lire aussi
famille royale
Le prince Philip est hospitalisé depuis une semaine pour une infection

Face à la probabilité d'un "no deal", l'Europe a présenté des mesures d'urgence applicables au 1er janvier. Elles visent à maintenir les transports routiers et aériens pendant six mois, à condition que Londres fasse de même, mais aussi à garantir l'accès réciproque aux eaux des deux parties pour les bateaux de pêche jusqu'au 31 décembre 2021. 

De manière générale, les discussions entre Londres et Bruxelles butent sur trois sujets : l'accès européen aux eaux britanniques, leur manière de régler les différends dans le futur accord et l'accès sans droits de douanes ni quotas au marché européen, contre des garanties en matière de concurrence. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Europe Boris Johnson Brexit
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants