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Brexit : un accord sera-t-il trouvé dans les jours à venir ?

Michel Barnier, négociateur de l'Union européenne au sujet du Brexit, est à Londres pour tenter de trouver un accord avec le gouvernement britannique avant le 31 décembre.

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Brexit : un accord sera-t-il trouvé dans les jours à venir ? Crédit Image : DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP | Crédit Média : Bénédicte Tassart | Durée : | Date : La page de l'émission
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Bénédicte Tassart
édité par Victor Goury-Laffont

Les négociations sur le Brexit ont entamé leur dernière ligne droite cette semaine du 30 novembre à Londres. Scénario le plus redouté : une sortie du Royaume-Uni sans accord le 31 décembre prochain. Michel Barnier est à Londres et a été rejoint par une proche collaboratrice d'Ursula Van Der Leyen, la présidente de la Commission européenne, qui voudrait obtenir une réponse dès le 3 décembre.

Bruxelles serait même prêt à lâcher davantage et faire des concessions au-delà de ce qui a été accepté par les 27 pays de l'Union européenne. La France a aussitôt réagi, refusant un accord dégradé. Mais le maître des horloges reste Boris Johnson : c'est lui qui décide du calendrier.

Le Royaume-Uni se prépare cependant à une sortie sans accord. La mise en place d'un centre d'opérations ouvert 24h/24 et sept jours sur sept a été annoncée pour fournir toutes les informations nécessaires et fluidifier le passage en douane des camions, éviter les files d'attente pour le transport des marchandises...

Si aucun accord n'est trouvé, ce seront, en effet, les règles de l'Organisation mondiale du commerce qui s'appliqueront, avec donc des droits de douane et des contrôles phytosanitaires pour les produits alimentaires, par exemple.

Concurrence "équitable", contrôle des eaux ... Des sujets de désaccord nombreux

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Le point le plus chronophage pour les négociateurs est celui de la concurrence "équitable" : faire en sorte que le Royaume-Uni respecte, par exemple, les normes d’émissions des voitures ou que les constructeurs outre-Manche n'utilisent pas le trioxyde de chrome pour leurs métaux, un produit chimique encadré chez nous. Les standards doivent être les mêmes.

Sujet de crispation extrême : la pêche. Le 1er janvier au matin, Boris Johnson veut être pris en photo tapant dans le dos des marins britanniques et dire qu'il a gagné. La pêche, c'est le seul secteur où il peut sortir vainqueur du Brexit. Cela ne représente que 0,1% du produit intérieur brut britannique, mais Londres a donc décidé de ne rien lâcher.

Boris Johnson réclame toujours le contrôle total des eaux britanniques. Si on allait jusqu'au bout de cette logique, ça serait par exemple la fin du port de Lorient . Bruxelles, de son côté, se dit prêt à concéder 15% à 18% de ses quotas. Une proposition rejetée par Downing Street.

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