2 min de lecture Biélorussie

Biélorussie : "Les conditions d'emprisonnement sont épouvantables", dit Tikhanovskaïa

INVITÉE RTL - Svetlana Tikhanovskaïa, opposante numéro 1 à Alexandre Loukachenko, explique ne pas avoir "entendu le son de la voix" de son mari "depuis la fin du mois de mai".

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Svetlana Tikhanovskaïa invitée de RTL le 1er octobre 2020 Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Date :
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Alba Ventura édité par Paul Turban

Rien ne prédestinait Svetlana Tikhanovskaïa à devenir l'opposante numéro 1 d'un pays de près de 10 millions d'habitants. Elle est pourtant devenue la cheffe de file du mouvement contre le président biélorusse Alexandre Loukachenko, dont l'élection le 9 août dernier a été jugée frauduleuse après que son mari a été emprisonné. "Les conditions d'emprisonnement sont épouvantables", reconnaît la femme politique sur RTL ce jeudi 1er octobre. 

"Les gens qui sont emprisonnés souffrent, explique Svetlana Tikhanovskaïa. Il faut comprendre que ces gens-là sont innocents. Plus de 70 opposants politiques sont derrière les barreaux dans notre pays, pour la simple raison qu'ils voulaient se proposer comme alternative à ce régime. Cela n'est pas juste. Je pense que les gens doivent pouvoir dire la vérité, s'ils le souhaitent. C'est respecter notre constitution."

Si elle a des nouvelles de son mari "par la voix de ses avocats", Svetlana Tikhanovskaïa confie qu'elle n'a pas "entendu le son de sa voix depuis la fin du mois de mai. Cela fait 4 mois qu'il est derrière les barreaux, dans des conditions extrêmement difficiles." 

Il est difficile de se dire que les décisions que j'ai à prendre vont marquer l'histoire de notre pays.

Svetlana Tikhanovskaïa, opposante numéro 1 à Alexandre Loukachenko, sur RTL jeudi 1er octobre.
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Depuis une dizaine d'années, Svetlana Tikhanovskaïa était "à la maison" où elle s'occupait de ses deux enfants et était parallèlement professeur d'anglais. "Cela a été difficile et très étrange de devoir étudier tout un tas de choses, de dossiers en très peu de temps", raconte-t-elle. 

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"Il est difficile de se dire qu'on est responsable de tout du genre au lendemain, que les décisions que j'ai à prendre vont marquer l'histoire de notre pays, confie-t-elle encore. Mais j'essaie de faire face à cette mission qui m'est confiée, et ce pour le bien de mes concitoyens. Tous les jours, j'ai des difficultés à prendre ces décisions mais je le fais grâce aux gens qui m'entourent. J'essaie de faire ce qui est attendu de moi au mieux." 

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