2 min de lecture Attentats à Bruxelles

Attentats à Bruxelles : qui est Najim Laachraoui, le troisième kamikaze des attaques dans la capitale belge et à Paris ?

PORTRAIT - L'homme apparaîtrait sur les caméras de surveillance de l'aéroport international de Bruxelles. Il est soupçonné de s'être fait exploser dans l'aéroport de Bruxelles.

Des miliaires surveillent l'entrée de la gare de Bruxelles-Central le 23 mars, après les attentats
Des miliaires surveillent l'entrée de la gare de Bruxelles-Central le 23 mars, après les attentats Crédit : AURORE BELOT / BELGA / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Son nom et son portrait sont diffusés en boucle dans les médias. Najim Laachraoui serait le troisième kamikaze des attentats de Bruxelles, perpétrés mardi 22 mars. Il a été identifié comme étant le deuxième kamikaze de l'aéroport de Bruxelles. Sur les caméras de surveillance de l'aéroport, il apparaîtrait poussant un chariot à bagage. Sur les trois hommes se trouvant sur le cliché, Ibrahim El Bakraoui se trouverait au centre de l'image. Lui et son frère Khalid se sont respectivement fait exploser à l'aéroport et au sein de la station de métro de Maelbeek. Najim Laachraoui opèrait sous une fausse identité, Soufiane Kayal. Son identité a été révélée, le 21 mars dernier après l'arrestation de Salah Abdeslam et la perquisition à Forest. Il est soupçonné par les autorités belges, d'être l’artificier des attaques terroristes. Selon des sources policières, ce terroriste est l'autre kamikaze de l'aéroport de Bruxelles.

Dans le cadre de l'enquête des attentats de Paris, Najim Laachraoui serait l'un des complices des commandos. Selon le parquet fédéral belge, "l'enquête a pu établir que le nommé Soufiane Kayal peut être identifié comme étant le nommé Laachraoui Najim, né le 18 mai 1991, parti en Syrie en février 2013", sans préciser sa nationalité. Les enquêteurs le soupçonnent d'avoir été en liaison téléphonique avec certains membres des commandos le soir du 13 novembre. 

Contrôlé dans une voiture à la frontière austro-hongroise avec Salah Abdeslam

C'est avec cette fausse identité qu'une maison perquisitionnée le 26 novembre 2015 à Auvelais, près de Namur (sud de la Belgique), avait été louée. Elle a servi à préparer les attaques du 13 novembre. "Des traces ADN de Laachraoui Najim ont été retrouvées dans la maison louée à Auvelais, ainsi que dans l'appartement de la rue Henri Bergé à Schaerbeek (une commune de Bruxelles, ndlr), qui auraient été utilisés par le groupe terroriste", précise le parquet en lançant un nouvel appel à témoin. Laachraoui avait également été contrôlé dans une voiture le 9 septembre, sous sa fausse identité de Soufiane Kayal, à la frontière austro-hongroise en compagnie de Salah Abdeslam et de Mohamed Belkaïd, un Algérien de 35 ans abattu par la police mardi à Forest, dans le sud-ouest de Bruxelles. 

Les enquêteurs soupçonnent par ailleurs Laachraoui et Belkaïd d'avoir été en liaison téléphonique avec certains membres des kamikazes le soir du 13 novembre. Il y a une "forte probabilité" pour que Belkaïd ait été le destinataire du SMS : "On est parti, on commence", envoyé à 21h42 par un des kamikazes du Bataclan à un téléphone localisé en Belgique. Un autre numéro belge a appelé ce soir-là Abdelhamid Abaaoud, l'organisateur présumé des attaques, depuis le même endroit à Bruxelles. Le 17 novembre, la fausse carte d'identité de Belkaïd, au nom de Samir Bouzid, a été utilisée pour faire un virement de 750 euros à Hasna Aït Boulahcen, la cousine d'Abaaoud afin qu'elle lui trouve une planque en région parisienne. 

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