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Allemagne : quel est le vrai bilan économique d'Angela Merkel ?

PODCAST - François Lenglet se penche chaque semaine sur les mutations et les évolutions qui bousculent notre société. Dans cet épisode, il s'intéresse à l'héritage de la chancelière allemande Angela Merkel après 16 ans au pouvoir.

Angela Merkel lors d'une allocution télévision le 18 mars 2020.
Angela Merkel lors d'une allocution télévision le 18 mars 2020.
Crédit : Uta TOCHTERMANN / AFP
Saison 3 - 9. Quel est le vrai bilan économique d'Angela Merkel ?
11:24
François Lenglet - édité par Sylvain Zimmermann

La première chancelière de l'Allemagne est sur le départ après seize ans à la tête de son pays. Angela Merkel est unanimement acclamée au sein de son pays et dans le reste de l'Europe. Elle conserve l'image d'une grande européenne qui a fait de l'Allemagne le moteur économique de l'UE. Et pourtant son bilan est plus contrasté qu’il n’y paraît.

Globalement, il est même assez mauvais. Merkel, c'est une sorte de Chirac allemand, suivant l’opinion publique, souvent en retard sur les événements. Prenons son bilan économique : il n’est pas mauvais pour l'Allemagne, c'est vrai. Mais en matière d’économie, elle n’a rien fait.

Merkel a bénéficié de la qualité du tissu industriel et des bénéfices des réformes faites par son prédécesseur Schröder. Il faut ajouter à cela les dividendes de l’union monétaire, avec une parité mark très favorable, qui a nourri les excédents commerciaux.

Des crises mal gérées... au moins au début

L’autre aspect de son bilan économique, ce sont les crises européennes… Il y en a eu trois. Les deux premières ont été pitoyablement gérées par l’Allemagne de Merkel, au moins dans leurs débuts.

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La crise de Lehman Brothers. Longtemps, Merkel a exclu toute aide publique pour sauver le système bancaire plombé par des créances douteuses. Il y a aussi eu la crise grecque. L'intransigeance allemande a aggravé les difficultés et mis en péril toute l’Europe du Sud. Pour la troisième crise, celle du Covid, l’attitude de Merkel a été très différente. Mais c'est une crise hors normes et Merkel était sur le départ, sans à avoir à affronter les électeurs...

L'accueil d'1 million de réfugiés en 2015

L’autre grand événement de ses seize ans au pouvoir, c’est la crise des migrants, en 2015… Avec l’accueil de plus d’un million de réfugiés (Syriens, Afghans, Érythréens), le plus important mouvement depuis la Seconde Guerre mondiale.

Cette décision unilatérale a été prise par rapport aux besoins allemands. Ces réfugiés ont été remarquablement intégrés, les trois quarts formés, et travaillent aujourd'hui. Reste que cela a créé un appel d’air important et déstabilisé toutes les frontières européennes. Au point qu’il a fallu faire un accord avec Erdogan, au prix de milliards d’euros, pour retenir les flux.

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Si vous souhaitez poser des questions à François Lenglet, écrivez à temoins@rtl.fr.

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