1 min de lecture Extrême droite

Allemagne : des policiers soupçonnés de sympathie avec l'extrême droite

Une enquête en cours vise 11 fonctionnaires de police et une procédure disciplinaire a été engagée contre 29 policiers au total, qui ont été suspendus.

Une fenêtre d'un véhicule de police brisée, à Stuttgart (Allemagne), le 22 juin 2020
Une fenêtre d'un véhicule de police brisée, à Stuttgart (Allemagne), le 22 juin 2020 Crédit : THOMAS KIENZLE / AFP
Venantia
Venantia Petillault et AFP

Presque trente policiers suspendus. Des perquisitions visant des policiers soupçonnés d'avoir diffusé de la propagande d'extrême droite sur des groupes de discussion ont été menées mercredi 16 septembre dans l'ouest de l'Allemagne, a annoncé le ministre de l'Intérieur de la Rhénanie du nord-Westphalie.

Trente-quatre bureaux de police et des appartements ont été perquisitionnés par quelque 200 policiers, a précisé le ministre conservateur Herbert Reul, qualifiant les contenus de ces conversations sur internet de "campagne de dénigrement des plus sales et des plus répugnantes".

L'enquête pour incitation à la haine raciale notamment vise actuellement 11 fonctionnaires de police et une procédure disciplinaire a été engagée contre 29 policiers au total, qui ont été suspendus. Dans des groupes de discussions sur la messagerie Whatsapp, une centaine de photos d'Adolf Hitler et de croix gammées ont été découvertes, ainsi que des drapeaux du Reich et un montage montrant un réfugié dans une chambre à gaz.

Des scandales de plus en plus fréquents

Le ministre régional de l'Intérieur a qualifié ces faits de "honte pour la police de Rhénanie du nord-Westphalie". "Les extrémistes de droite et les néo-nazis n'ont absolument rien à faire (...) dans notre police", a-t-il déclaré à Düsseldorf, capitale de l'État régional, devant la presse. L'Allemagne a été secouée ces derniers mois par plusieurs affaires de ce type au sein de ses services de sécurité.

À lire aussi
Marion Maréchal Le Pen et Marine Le Pen en octobre 2016. politique
Marine Le Pen déclare ne pas avoir de "jalousie" vis-à-vis de Marion Maréchal

En juillet, les enquêteurs avaient annoncé l'interpellation d'un ancien officier de police et de son épouse soupçonnés d'avoir envoyé des mails de menace à des responsables politiques et des personnalités publiques dans toute l'Allemagne. Fin juin, l'armée allemande avait annoncé la dissolution partielle de ses forces spéciales emblématiques, les KSK, à la suite de plusieurs scandales sur leur proximité avec l'extrême droite.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Extrême droite Allemagne Nazisme
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants