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Algérie : une présidentielle "impossible" à organiser le 4 juillet ?

ÉCLAIRAGE - La Conseil constitutionnel en Algérie estime "impossible" d'organiser la présidentielle, après le rejet des deux seules candidatures à ce scrutin prévu le 4 juillet.

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Algérie : une présidentielle "impossible" à organiser le 4 juillet ? Crédit Image : RYAD KRAMDI / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :
Sylvain Zimmermann
Sylvain Zimmermann
et AFP

L'Algérie va-t-elle sortir de la crise politique que le pays traverse depuis plusieurs mois. Après la démission d'Abdelaziz Bouteflika, une élection présidentielle devait avoir lieu le 4 juillet prochain. Mais la situation semble s'enliser.

"Le problème, c'est que pour qu'il y ait une élection, il faut des candidats... Et ils ne se manifestent pas", avait confié, embarrassé, Jean-Yves Le Drian face aux parlementaires le 28 mai dernier.

Le Conseil constitutionnel en Algérie a jugé la présidentielle "impossible" à organiser, après le rejet des deux seules candidatures à ce scrutin prévu le 4 juillet, a annoncé dimanche 2 juin la télévision nationale.

Deux dossiers de candidature rejetés

"Le Conseil constitutionnel rejette les deux dossiers de candidature déposés" et annonce par conséquent "l'impossibilité de tenir le présidentielle le 4 juillet", a-t-on indiqué de même source.

Ce scrutin était censé permettre l'élection d'un successeur au président Abdelaziz Bouteflika, qui a démissionné le 2 avril sous la pression conjuguée de la rue et de l'armée. Le 9 avril dernier, le président par intérim Abdelkader Bensalah s'est engagé à organiser "un scrutin présidentiel transparent et régulier".

La contestation se poursuit

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Dans le pays, la contestation contre le "système" se poursuit. La police a procédé vendredi 31 mai à des arrestations systématiques de passants à Alger, aux abords de la Grande Poste, point de ralliement de la grande manifestation hebdomadaire contre le régime prévue en début d'après-midi, a constaté une journaliste.

Une trentaine de personnes, essentiellement des jeunes, ont été interpellées, apparemment sans raison particulière, par les nombreux policiers en civil ou en tenue, déployés dans les rues autour de la Grande Poste dans le centre de la capitale algérienne. 

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