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Algérie : le nouveau président nomme Abdelaziz Djerad Premier ministre

Le président algérien récemment élu, Abdelmadjid Tebboune, confie le poste de Premier ministre à Abdelaziz Djerad, docteur en sciences politiques.

Abdelmadjid Tebboune, nouveau président de l'Algérie, le 24 novembre 2019.
Abdelmadjid Tebboune, nouveau président de l'Algérie, le 24 novembre 2019. Crédit : RYAD KRAMDI / AFP
Venantia
Venantia Petillault et AFP

Abdelmadjid Tebboune a tranché. Le président algérien a nommé samedi 28 décembre Abdelaziz Djerad au poste de Premier ministre, a annoncé la télévision publique, citant un communiqué de la présidence. Cet universitaire titulaire d'un doctorat en sciences politiques, a "été chargé de constituer un nouveau gouvernement", selon la même source. 

Il succède à Sabri Boukadoum, ministre des Affaires étrangères qui avait été nommé Premier ministre par intérim après la démission de Noureddine Bedoui le 19 décembre, jour de l'intronisation de M. Tebboune comme nouveau chef de l'État.

La télévision publique a ensuite montré des images d'Abdelaziz Djerad, âgé de 65 ans, reçu par le président Tebboune. "Nous devons travailler avec toutes les compétences nationales et les cadres du pays, les citoyennes et les citoyens, afin de sortir de cette étape difficile", et faire face à des défis économiques et sociaux", a ensuite déclaré M. Djerad.

Diplômé de la faculté des sciences politiques d'Alger et docteur d'État de l'université Paris X-Nanterre, selon sa biographie, le nouveau Premier ministre a déjà exercé des hautes fonctions : il a été secrétaire général de la présidence de la République (1993-95), ou encore secrétaire général du ministère des Affaires étrangères de 2001 à 2003, lors du premier mandat d'Abdelaziz Bouteflika. Il a aussi été directeur de l'école nationale d'administration (ENA) d'Alger, de 1989 à 1992.

Le "Hirak" poursuit sa mobilisation

Sa nomination intervient deux semaines après l'élection à la présidence d'Abdelmadjid Tebboune, au terme d'un scrutin largement boudé par les Algériens (60%) et décrié par le puissant mouvement de contestation ("Hirak") qui secoue le pays depuis le 22 février.

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Bien qu'ayant obtenu la démission du président Bouteflika, au pouvoir depuis deux décennies, en avril, le "Hirak" a poursuivi sa mobilisation au fil des mois, en exigeant le départ de l'ensemble du "système" dirigeant l'Algérie.

Vendredi 27 décembre, des dizaines de milliers de personnes ont à nouveau participé à la manifestation hebdomadaire dans les rues d'Alger, une affluence toutefois inférieure aux précédentes semaines.

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