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Algérie : après le départ de Bouteflika, quel avenir pour le pays ?

INVITÉ RTL - L'Algérie se réveille sans Abdelaziz Bouteflika à sa tête pour la première fois depuis 20 ans. Comment la décision a-t-elle été prise ? À quoi s'attendre dans les prochains jours ?

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Algérie : après le départ de Bouteflika, quel avenir pour le pays ? Crédit Image : FRANCOIS GUILLOT / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Yves Calvi édité par Leia Hoarau

La démission du président Abdelaziz Bouteflika a été forcée mais obtenue. Résultat : un concert de klaxons et des scènes de liesse à Alger. Une des demandes du peuple a été exaucée. Mais les Algériens n'entendent pas en rester là et attendent d'autres changements pour leur avenir. Invité au micro de RTL, Mohamed Sifaoui, journaliste et auteur de “Où va l'Algérie ?” (éditions Cerf), nous aide à nous projeter dans l'avenir des Algériens.

Selon lui, "c'est une première victoire, mais il ne faut pas oublier la revendication du peuple algérien, qui est le changement de régime". Pour le journaliste, le départ de ce président, indéboulonnable depuis 20 ans, est très importante mais il "n'est pas encore synonyme de démocratisation de l'Algérie" : "Bien au contraire, nous en sommes bien loin, et la rue algérienne va le démontrer très vite à partir de vendredi prochain”.

Le journaliste rappelle que les Algériens veulent voir tout le régime démissionner. "Il y a, en Algérie aujourd'hui, chez cette jeunesse, une véritable aspiration démocratique". La démission du président ne signifie pas la disparition de tout le système. "Celui qui le remplace, Abdelkader Bensalah, le président du Sénat, est un homme de Bouteflika". De même pour le président du Conseil constitutionnel et le général Gaïd Salah, protecteur du régime depuis une quinzaine d'années. 

L'opposition démocratique, "combattue plus que les islamistes"

Mais alors qui pourrait remplacer le régime en place ? Selon Mohamed Sifaoui, "le pouvoir prétend qu’il n'y a personne. L'opposition algérienne, et notamment démocratique, a toujours été là, depuis des années, même si elle a été combattue plus que les islamistes". 

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D'autre part, rappelle le journaliste, le mouvement de la jeunesse, qui agit depuis six semaines à renverser le pouvoir, a généré ses propres figures. "Il faut maintenant structurer tout ça".

Mais peut-on espérer une élection présidentielle dans les 90 jours ? Pas selon Mohamed Sifaoui : "Aujourd'hui, c'est le pouvoir de la fraude qui va prévaloir. Il n'y a absolument rien qui montre que l'Algérie va organiser des élections libres, honnêtes et démocratiques. Les acteurs de la gabegie et de la mauvaise gouvernance sont encore là, sauf Bouteflika".

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