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Télétravail : quelles sont les règles sur les tickets restaurants ?

Le tribunal de Nanterre a décidé qu'un employeur, Malakoff Humanis, pouvait retirer ses tickets restaurants aux salariés qui travaillent chez eux.

Un carnet de tickets restaurant (Illustration).
Un carnet de tickets restaurant (Illustration).
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Télétravail : quelles sont les règles sur les tickets restaurants ?
04:10
Télétravail : quelles sont les règles sur les tickets restaurants ?
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Martial You - édité par William Vuillez

On avait pourtant expliqué l'inverse au cours des derniers mois, mais comme on dit chez les avocats, "tout se plaide". Le tribunal de Nanterre a décidé qu'un employeur, Malakoff Humanis, pouvait retirer ses tickets restaurants aux salariés en télétravail. C'est assez subtil mais ça pose aussi une vraie question de fond sur le statut des télétravailleurs. Surtout au moment où on risque de nous inviter une nouvelle fois ce jeudi soir à renforcer le télétravail à tout prix.

D'abord sachez que rien n'oblige un employeur à prendre en charge le repas de ses salariés. C'est la règle de base. Donc si vous n'aviez pas de titres restaurants avant le télétravail, il n'y a aucune raison que vous en ayez après parce que vous restez à la maison. En revanche, il y a une règle qui prévoit que si l'employeur distribuait des tickets restaurants avant la Covid, il doit continuer à le faire même si vous travaillez chez vous.

Logiquement, il y a un principe d'égalité entre salariés, il y a un accord national interprofessionnel qui a été signé en 2005 (on était loin du télétravail d'aujourd'hui). Cet accord dit que les salariés doivent avoir les mêmes droits si leur situation de travail est comparable

Et le tribunal a jugé qu'on ne pouvait pas comparer la situation de quelqu'un qui ne prend pas les transports pendant plusieurs jours par semaine pour venir travailler et celui qui vient au bureau.

Des économies de bout de chandelle

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Cette différence de traitement pose un problème. Pour une multitude de raisons. D'abord parce que ce sont vraiment des économies de bout de chandelle qui donnent l'image d'un patronnât qui cherche à serrer la vis à tous les étages. Alors qu'il existe un forfait Urssaf qui prévoit de participer à hauteur de 50 euros maximum par mois pour les frais liés au télétravail

Tous les employeurs auraient intérêt à donner ce coup de pouce à leurs salariés. Surtout que les entreprises vont faire des économies sur les mètres carrés de bureau dans les années qui viennent si le télétravail se généralise. La CFE-CGC a calculé que le budget nourriture ou chauffage d'un télétravailleur, c'est une centaine d'euros par mois. Et bien que l'entreprise en prenne la moitié !

Surtout que ce sont les employés les plus précaires qui ont besoin de ce coup de pouce financier. C'est l'un des enseignements de plus du confinement de l'année dernière. Les petits "cols blancs", les administratifs des bureaux ont souvent été laissés chez eux avec des salaires amputés. Ceux-là bénéficiaient aussi de tarifs de cantine avantageux pour les enfants. Avec le télétravail, ils ont dû nourrir tout le monde à la maison et les comptes ont plongé dans le rouge.

Cette décision brise un totem de l'entreprise

Et puis ce n'est même pas ça le fond du problème : avec cette crise, l'entreprise a besoin de mettre un peu plus d'humanisme dans sa gestion. Les titres restaurants sont là pour compenser le surcoût du repas en dehors du domicile, soit. C'est souvent un coup de pouce en matière de pouvoir d'achat pour beaucoup de famille. C'est comme les restaurants d'entreprises dont l'activité s'est effondrée l'an dernier : -40% selon l'INSEE entre janvier et mai.

Toutes ces solutions ont été inventées à l'époque d'une industrie patriarcale où bien nourrir ses salariés, savoir où ils sont pendant la pause déjeuner, c'était créer du lien entre collègues, de l'attachement à l'entreprise, garantir aussi une meilleure productivité. Je ne veux pas croire que la crise a détruit tout ça, que nous sommes revenus en arrière pour 3 francs 6 sous au moment où on va avoir besoin de ressouder les salariés et de poursuivre le déploiement du télétravail.

Cette décision, elle brise un totem de l'entreprise qui est que pour un même poste, on a les mêmes droits voire le même salaire. On sait déjà avec l'inégalité salariale hommes/femmes que ce n'est pas toujours vrai. On ne peut pas sortir de la crise en se disant qu'il y a du type de salariat.

Le plus

Les équipementiers automobiles poussent un cri d'alarme. Leur fédération, la FIEV, va publier dans la journée une enquête qui montre à quel point la pénurie mondiale de semi-conducteurs, les composants électroniques qui équipent nos voitures, est en train de stopper les chaînes de production de voitures.

92% des sous-traitants automobiles accusent des retards de livraison qui peuvent aller jusqu'à 6 mois. Les prix s'envolent de 10 à 25% pour 1/3 des fabricants et 58% ont dû arrêter leur production. La construction automobile fonctionne à flux tendu et cette pénurie est en train de gripper la machine car l'essentiel des semi-conducteurs viennent d'Asie.

La note : 15/20 à Casino

Car le groupe sait surfer sur la vague à la mode. Les magasins vont désormais accepter les paiements en crypto-monnaie. La plus connue, c'est le bitcoin. Un joli coup marketing car il s'agira, en fait, d'une crypto-monnaie propre à l'enseigne baptisé le Lugh et qu'on cumulera avec ses achats. Dans le monde d'avant, ça s'appelait des points de fidélité.

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