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Sans intervention de l'État, le tarif de l'électricité aurait-il vraiment augmenté de 44% ?

Jean Castex a promis de limiter la hausse du 4% du prix de l'électricité. Sans intervention de l'État, le prix aurait-il vraiment augmenté de 44,% ? C'est vrai.

Électricité (Illustration)

Crédit : JOEL SAGET / AFP

Thibault Nadal & AFP

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Jean Castex s'y est engagé depuis plusieurs semaines. La hausse du tarif sera plafonnée à 4% en 2022. Sans intervention, elle aurait été de 44,5% au 1er février. Une information confirmée par la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

"Une augmentation de 4% TTC en moyenne du TRVE (tarif réglementé de vente, NDLR) représentera une hausse d'environ 38 €/an sur la facture d'un client résidentiel et d'environ 60 €/an pour un client professionnel. En l'absence de mesures, la hausse serait de 330 €/an pour un client résidentiel et de 540 €/an pour un client professionnel", précise le régulateur.

Mais l'application de cette mesure a été compliquée pour le gouvernement. Pour descendre jusqu'aux 4% promis, le gouvernement vient de contraindre EDF à vendre plus de son électricité nucléaire à bon marché dans le cadre du mécanisme baptisé Arenh ("accés régulé à l'électricité nucléaire historique"). Ce sont ainsi 20 TWh supplémentaires qui seront vendus aux concurrents d'EDF à prix bradés par rapport aux cours actuels sur les marchés.

"Une fois la fiscalité réduite et les volumes d’ARENH mis à disposition, la CRE évaluera l’éventuel rattrapage à réaliser en 2023 sur les TRVE, dont le niveau dépendra des prix de marché en 2022 et des éventuelles mesures qui seront prises", indique le régulateur.

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