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Retard de l'EPR de Flamanville : "EDF n'y est pour rien", dit un ancien ingénieur

La note s'élève désormais à près de 12,5 milliards d'euros. C'est trois fois plus que le devis initial. La faute à quelque 8 soudures complexes entraînant un nouveau surcoût.

Manifestation pour l'abandon du projet d'EPR à Flamanville en 2017
Manifestation pour l'abandon du projet d'EPR à Flamanville en 2017
Crédit : CHARLY TRIBALLEAU / AFP
3 minutes pour comprendre du 10 octobre 2019
04:26
Retard de l'EPR de Flamanville : "EDF n'y est pour rien", dit un ancien ingénieur
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Yves Calvi_
Yves Calvi - édité par Elise Denjean

La facture grimpe à Flamanville, où le projet de réacteur nucléaire EPR a été lancé il y a quinze ans. Elle s'élève désormais à près de 12,5 milliards d'euros. C'est trois fois plus que le devis initial. La faute à quelque 8 soudures complexes entraînant un nouveau surcoût de 1,5 milliard d'euros. Selon EDF, la mise en service du réacteur est prévue fin 2022.

De son côté, le gouvernement monte au front. Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a promis, sur RTL, qu'il en tirerait "toutes les conséquences à tous les étages". La ministre de l'Ecologie, Elisabeth Borne, attend elle un audit pour la fin du mois "qui devra faire toute la lumière sur les causes des retards et écarts de coût".

Pour Lionel Taccoen, ancien ingénieur EDF, cette nouvelle déconvenue "n'est pas réellement une surprise". Lui qui a été directeur régional adjoint de la direction de l'équipement pour le producteur d'électricité est formel : "EDF n'y est pour rien là-dedans. C'est une décision politique qui a été imposée à EDF".

L'ingénieur pointe également du doigt les 16 ans qui se sont écoulés entre l'ouverture des deux chantiers. "Normalement, dans une industrie de ce type, 16 ans de pause, c'est mort" explique-t-il. "On a perdu notre savoir-faire pendant ce temps".

La concurrence chinoise

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Pourtant, la Chine, elle, y arrive sans trop de problème. Pour Lionel Taccoen, "le problème pour nous Français n'est pas de donner des secrets techniques à la Chine, c'est plutôt d'arriver à les suivre". La Chine serait donc en avance sur ce dossier. L'ancien ingénieur EDF appelle toutefois à la méfiance quant à la tentation de faire appel aux Chinois pour nous aider à enfin livrer ce réacteur nucléaire. "La cause est politique, la solution le sera aussi", dit celui qui appelle de ses vœux à ce que ce projet voit enfin le jour. 

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