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Plus de lentilles et moins de viande : ce qu’on trouvera dans nos assiettes en 2100 pour faire face aux enjeux climatiques

Face aux enjeux climatiques, chacun va devoir adapter son alimentation. D'ici 2100, nos assiettes seront alors composées de plus de légumineuses, et moins de viande.

Privilégiez les lentilles aux pâtes classiques, dites "blanches".

Crédit : iStock

Moins de viande et fruits exotiques, plus de légumineuses... À quoi ressemblera votre assiette en 2100 du 18 juillet 2026

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Nathan Bocard

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C'est l'un des enjeux majeurs du dérèglement climatique : l'alimentation. Car ce qu'on achète pour mettre dans nos assiettes a un impact sur l'environnement. L'agriculture est ainsi la deuxième source d'émissions de gaz à effet de serre en France, et la viande en particulier représente un challenge important dans le changement de nos modes de consommation. Actuellement, un Français mange 80 kg de viande par an, soit beaucoup plus que la moyenne mondiale, qui est de 33 kg. C'est quatre fois plus que nos grands-parents, ce qui prouve que les habitudes alimentaires ont toujours eu tendance à évoluer. 

Si elles peuvent changer dans un sens, elles peuvent changer dans l'autre. En 2100, on consommera alors moins de viande, mais mieux sourcée - locale, de qualité, et élevée dans de meilleures conditions. Ce qui nous fera également gagner de la surface agricole, car les trois quarts des surfaces exploitées aujourd'hui servent non pas à nourrir les humains, mais les animaux d'élevage. 

Plus de surface agricole signifie également plus de place pour d'autres cultures. Les stars de 2100 seront alors les légumineuses - lentilles, pois chiches, fèves - qui peuvent être utilisées à la fois pour nourrir les humains, mais aussi les animaux, et surtout qui nécessitent beaucoup moins d'engrais de synthèse et de pesticides. 

Vers une agriculture biologique

Plusieurs modèles scientifiques estiment par ailleurs que l'agriculture de demain doit passer par le bio et l'agroécologie, c'est-à-dire une agriculture qui encourage la présence d'insectes qui chassent les prédateurs de culture, par exemple, plutôt que d'utiliser des pesticides. Des haies et zones humides permettent de se prémunir de la chaleur et des sécheresses. Autant de changement qui peuvent colossaux pour les agriculteurs, qui ne peuvent pas les réaliser seuls et doivent donc bénéficier de l'accompagnement de toutes les filières. 

À écouter aussi

En 2100, l'alimentation suivra également un principe qui se développe déjà de plus en plus : celui de consommer des fruits et légumes de saison. Pas de tomates en dehors de la période estivale, par exemple. Cela permettra de limiter la culture sous serre, de planter les légumes en pleine terre et de ne plus dépendre de l'importation de produits, soit un pas de plus vers la souveraineté alimentaire. 

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