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Pétrole : pourquoi il faudrait accepter les hausses des prix par les taxes

Selon Jean-Marc Jancovici, nous aurions tout intérêt à être favorable à une taxe carbone plutôt que d'attendre que les prix du pétrole augmentent, une hausse inéluctable.

Coronavirus : le prix du pétrole va-t-il baisser ?
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Pétrole : pourquoi il faudrait accepter les hausses des prix par les taxes
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Jean-Marc Jancovici - édité par Sandra Cazenave

Le pétrole, et son prix à la pompe, est au cœur de l'actualité, samedi 26 mars. Une des raisons pour lesquelles cette hausse fait mal au portefeuille, c'est que c'est un achat que l'on fait souvent ; contrairement à l'immobiliser - on n'achète pas un appartement toutes les semaines - qui a considérablement augmenté sur les 15 dernières années, mais qui provoque beaucoup moins de grogne que la hausse du prix des carburants ou du pain. 

Aujourd'hui, on est paradoxalement beaucoup plus résignés face à une hausse que l'on subit que l'on ne l'était face à une hausse que l'on aurait pu s'imposer de nous-même quand il y a eu les débats sur la taxe carbone. Pourtant, on aurait plus intérêt à être favorable à la taxe carbone plutôt que d'attendre que le marché augmente.  

Car, quand on augmente la fiscalité, l'argent des impôts va dans le budget du pays. Et cet argent récolté par l'État est redépensé - pas assez, diront certains - pour payer les fonctionnaires, les routes, etc. Quand c'est une hausse du prix du marché, l'argent va chez les producteurs de pétrole, donc les Russes, les Saoudiens et les Iraniens - entre autres. 

Et le sens de l'histoire est qu'il va falloir de toute façon faire avec. On aurait intérêt à accepter des mesures qui nous incitent à la modération par avance. Car le pétrole est épuisable : il va falloir faire avec moins de manière progressive. 

Une baisse des ressources

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Pour donner un ordre de grandeur : depuis 1980, chaque année, les découvertes de pétrole sont inférieures à la production (ce qu'on fait sortir de terre). Et sur les 6 dernières années, chaque année, on a découvert de 4 à 10 fois moins de pétrole et de gaz que ce qu'on a fait sortir de terre. La quantité contenue de baisser. 

Une analyse du Shif Project (un groupe de réflexion qui œuvre en faveur d'une économie libérée de la contrainte carbone) montre que d'ici à 2050, les pays qui fournissent l'Europe devraient voir leur production diviser par deux, y compris la Russie qui aurait passé son pic de production en 2019. 

Compte tenu du fait que ses pays se servent en priorité avant d'envoyer le surplus et que l'Union européenne importe 95% du pétrole et des carburants qu'elle consomme, on comprend bien que ce qui va rentrer en Europe pourrait être divisé par plus de deux (par 3, par 4, voire par 5) d'ici à ce que nos enfants aient notre âge. Il va donc falloir faire avec de moins en moins de carburants. 

Et il va falloir arrêter de blâmer n'importe qui car c'est principalement de la faute de la nature si le stock de pétrole et de gaz ne se reconstitue pas. 

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