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Poulets élevés en plein air (Illustration).
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Face aux pénuries d’œufs et à l’augmentation des prix, de nombreux particuliers s’interrogent sur la possibilité d’installer un poulailler dans leur jardin afin de produire leurs propres œufs. En France, élever quelques poules à titre familial est autorisé, mais cette pratique est encadrée par un ensemble de règles d’urbanisme, de voisinage et de protection animale qu’il est indispensable de connaître avant de se lancer.
La première étape avant toute installation consiste à se renseigner auprès de la mairie de sa commune. Si le droit national autorise l’élevage de poules par des particuliers, les collectivités locales peuvent fixer des règles spécifiques par le biais d’arrêtés municipaux, de plans locaux d’urbanisme ou de règlements de lotissement.
Certaines communes peuvent par exemple limiter le nombre de volailles, interdire la présence de coqs ou imposer des distances minimales entre le poulailler et les habitations voisines. Cette vérification est d’autant plus importante en zone urbaine ou pavillonnaire, où les règles de voisinage sont souvent plus strictes.
Les démarches administratives dépendent principalement de la surface au sol de l’installation. Un petit poulailler de moins de cinq mètres carrés ne nécessite en principe aucune formalité particulière. Entre cinq et vingt mètres carrés, une déclaration préalable de travaux doit être déposée en mairie. Au-delà de vingt mètres carrés, un permis de construire est obligatoire.
Lorsque le poulailler est mobile, démontable ou installé de manière temporaire, il échappe généralement à ces obligations, à condition qu’il ne soit pas fixé durablement au sol. Il faut garder en tête que les odeurs, les bruits répétés ou une mauvaise gestion des déchets peuvent être considérés comme des troubles anormaux de voisinage. Installer le poulailler à distance des clôtures, assurer un nettoyage régulier et veiller à une bonne ventilation permettent de réduire considérablement les risques de litige.
Un élevage de quelques poules destiné à une consommation personnelle est considéré comme un élevage familial. En dessous d’un certain seuil, généralement fixé à une cinquantaine de volailles, aucune déclaration sanitaire spécifique n’est exigée. En revanche, dès lors que les œufs ou les animaux sont vendus, même occasionnellement, l’éleveur change de statut et entre dans le cadre d’une activité professionnelle soumise à d’autres obligations fiscales, sanitaires et administratives.
Aucune distance minimale n’est fixée au niveau national pour les petits élevages familiaux, mais le principe général reste celui de l’absence de nuisances. Il faut être cependant attentif à ne pas déranger votre voisinage. Le chant du coq est régulièrement au cœur des conflits.
Même s’il fait partie des bruits naturels, il peut être jugé excessif s’il est trop fréquent ou trop intense, notamment en zone dense. C’est pourquoi de nombreuses communes limitent explicitement la détention de coqs chez les particuliers.
Même à titre privé, la détention de poules est soumise aux principes du Code rural relatifs à la protection animale. Les poules doivent être maintenues dans des conditions compatibles avec leurs besoins biologiques. Cela implique un abri propre, sec et bien ventilé, un accès à l’extérieur, une protection contre les prédateurs et une alimentation adaptée.
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