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"On ne peut pas leur faire confiance" : après un rappel massif de lait pour bébés, Nestlé accusé d'avoir tardé à donner l'alerte

Le 5 janvier dernier, Nestlé procédait à un vaste rappel préventif de plusieurs lots de laits destinés aux 0 à 6 mois. Or, le géant de l'alimentation suisse a été alerté un mois auparavant, selon Foodwatch.

Entre la première alerte de contamination et le rappel préventif, il s'est écoulé près d'un mois.

Crédit : Denis Meyer / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

"On ne peut pas leur faire confiance" : Foodwatch reproche à Nestlé d'avoir attendu un mois pour rappeler du lait pour bébés

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Mathilde Piqué & Chloé Berry

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Deux semaines après le rappel de plusieurs laits pour bébés, une question : le groupe Nestlé a-t-il tardé à sonner l'alerte ? C'est ce qu'assure l'association Foodwatch dans un communiqué publié le 8 janvier dernier.

Reprenons toute la chronologie : tout commence le 9 décembre 2025. Nestlé repère une bactérie dans l'une de ses usines aux Pays-Bas qui produit les laits en poudre Guigoz et Nidal. La toxine est connue pour causer des vomissements et une diarrhée

Alors, Nestlé analyse les produits de son usine de Boué, dans l'Aisne, à la mi-décembre. Les résultats sont formels : la bactérie repérée aux Pays-Bas est bien présente. Mais les rappels tardent. En effet, ces derniers ne sont lancés que le 5 janvier.

Au micro de RTL, Camille Dorioz, directeur des campagnes de Foodwatch, s'inquiète de ce délai de près d'un mois. "Entre le 9 décembre, soit la première fois que Nestlé voit ce problème, et le rappel massif du 5 janvier, on a presque un mois. Là, on parle quand même de lait en poudre pour des bébés de zéro à six mois. Comment Nestlé justifie ce temps d'attente pour arrêter la consommation de ce lait en poudre ?", s'interroge l'ingénieur agronome.

Un délai "inexplicable"

Dans son communiqué, Foodwatch est plus vindicatif. "Il est inexplicable que Nestlé ait tardé à rappeler des produits destinés aux bébés et choisi de divulguer l’information au compte-gouttes, près d’un mois après avoir eu connaissance de la contamination par la bactérie. C’est à nouveau la preuve que la traçabilité de cette multinationale n’est pas fiable et qu’on ne peut pas faire confiance à Nestlé", peut-on lire. 

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Le PDG de Nestlé se veut, lui, rassurant. Début janvier, il a assuré que ces rappels massifs étaient une simple mesure de précaution. Une soixantaine de pays sont aujourd'hui concernés.

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