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Des pains dans une boulangerie (illustration)
Crédit : Thomas SAMSON / AFP
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De quoi clore le débat ? Ce mardi 14 avril 2026, lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le ministre du Travail a assuré qu'une loi serait adoptée courant 2026 pour "sécuriser juridiquement" l'activité des boulangers et des fleuristes le 1er-Mai. Cette annonce tombe au lendemain de la décision du gouvernement d'écarter la proposition de loi élargissant les possibilités de travailler en ce jour symbolique.
"Nous ne changeons pas d'ambition", a assuré le ministre du Travail dans l'hémicycle, estimant qu'"aujourd'hui, dans l'état de la loi, il y a une insécurité juridique qu'il faut résoudre". "Nous avons discuté avec les partenaires sociaux sur les branches dans lesquelles nous recommanderons que les accords de branche précisent comment tout cela se fera", a-t-il expliqué.
Ensuite, "une loi sera le réceptacle de l'ensemble de ces accords de branche. Tout cela prendra quelques mois. On règlera ce sujet en 2026 pour que le sujet soit traité au 1er mai 2027, c'est un engagement que je prends aujourd'hui", a-t-il déclaré.
Lundi soir, Jean-Pierre Farandou avait annoncé après une rencontre avec les syndicats qu'il miserait sur le dialogue social pour "sécuriser les situations sur le terrain des professionnels qui travaillent traditionnellement le 1er-Mai".
Répondant à une question sur le même thème, le Premier ministre Sébastien Lecornu a souligné la volonté du gouvernement de revenir aux seuls boulangers artisanaux et aux fleuristes, "ce qui était l'intuition initiale". "Je n'ai jamais dit que j'étais favorable à l'ouverture du travail le 1er-Mai pour les filières industrielles", a-t-il insisté.
Le premier ministre a écarté l'idée de permettre aux boulangers "industriels" d'ouvrir ce jour-là, en insistant sur l'importance du "dialogue social" que "personne dans cet hémicycle (n') a intérêt à balayer d'un revers de main".
Mardi matin, le ministre du Travail était venu expliquer sa décision devant le groupe Ensemble pour la République de Gabriel Attal. Une rencontre particulièrement tendue, comme l'a appris RTL.fr. Les députés "lui ont dit qu'ils ne comprenaient pas sa décision, que c'était un manque de courage", a résumé l'un d'eux.
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