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Sébastien Lecornu, à l'Assemblée nationale le 4 décembre 2025
Crédit : Bastien Ohier / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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Après le rejet de la proposition de loi soutenue par Gabriel Attal, le gouvernement doit clarifier sa position sur le travail le 1er mai. Sébastien Lecornu a promis mercredi 15 avril devant le Sénat "une solution" pour que les artisans boulangers, qu'il recevra jeudi, puissent travailler le 1er-Mai.
Le Premier ministre a repoussé lundi sine die une proposition de loi permettant d'élargir le travail le 1er-Mai, soutenue par son parti Renaissance, la droite et l'extrême droite, mais dit qu'il souhaitait engager des discussions avec les commerces concernés.
Syndicats et partis de gauche étaient vent debout contre ce texte, dont devaient bénéficier des artisans boulangers, des fleuristes et d'autres professions. Son passage en force vendredi, par une manoeuvre parlementaire, avait valu à l'exécutif des menaces de censure de la gauche.
"Nous allons trouver une solution négociée, sécurisante et pragmatique", a affirmé, sans donner plus de détails, le Premier ministre devant le Sénat, lors de la séance des questions au gouvernement. Il répondait au chef de file des sénateurs de l'Union centriste, Hervé Marseille, qui lui demandait si les boulangers allaient pouvoir "travailler l'esprit tranquille" le 1er mai 2026, et si le gouvernement avant la présidentielle de 2027 "sera immobile et inutile" ou bien "encore utile au pays".
"Soit tout le monde et la classe politique veut rester sur un périmètre très large de ces exceptions pour le 1er-Mai et nous n'échapperons pas (...) à des négociations par branche qui devront ensuite être transposées dans la loi et auquel cas, c'est nécessairement pour 2027. Soit nous nous reconcentrons avec bon sens et pragmatisme sur les seuls boulangers artisanaux" afin de "resécuriser juridiquement la convention collective", a-t-il développé.
Le chef du gouvernement recevra jeudi après-midi des représentants de la Confédération nationale des boulangers et boulangers-pâtissiers de France, en présence des ministres Jean-Pierre Farandou (Travail) et Serge Papin (Commerce, PME), d'après son agenda.
Selon la loi, seul le 1er-Mai est un jour férié obligatoirement chômé et payé. Toutefois, le code du Travail admet aujourd'hui qu'un artisan boulanger ou un fleuriste puisse ouvrir ce jour-là, mais il doit travailler seul ou presque (avec des membres de sa famille non-salariés). A défaut, il risque une amende de 750 euros par salarié concerné (1.500 euros si c'est un mineur).
Le Code du Travail prévoit toutefois aussi que les établissements qui ne peuvent interrompre leurs activités peuvent faire travailler leurs salariés le 1er-Mai.
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