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"Le secteur des animaux domestique représente presque autant que celui du livre", souligne Lenglet

ÉDITO - Si la France connaît une crise économique à cause du coronavirus, il y a un secteur qui se porte bien : celui des animaux de compagnie.

En France, il y a 63 millions d'animaux de compagnie, et pas seulement des chats et des chiens.
En France, il y a 63 millions d'animaux de compagnie, et pas seulement des chats et des chiens.
Crédit : Vano SHLAMOV / AFP
"Le secteur des animaux domestique représente presque autant que celui du livre", souligne Lenglet
03:28
l'incroyable business des animaux domestiques : création de start-up, innovations alimentaires et beaucoup d'argent à la clé
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François Lenglet - édité par Maeliss Innocenti

Un secteur connaît un véritable boom, c’est le marché des animaux domestiques. 63 millions d’animaux de compagnie en France, presque autant que d’habitants dans notre pays. Un marché de cinq milliards d’euros, c’est presque autant que le secteur du livre, et des croissances à deux chiffres pour l’alimentation, et puis une montée en gamme spectaculaire. C’est le résultat du confinement, qui a donné envie aux Français de caresser des quadrupèdes pour rompre leur isolement. Mais il n’y a pas que les chats et chiens… Il y a aussi les perruches, les cochons d’Inde… Les ventes d’animaux de basse-cour ont aussi fait un bond de 9% !
 
Qui profite de ce marché ? Les grandes multinationales de l’alimentation ont pour beaucoup un département pour animaux. Nestlé, la société suisse, a acheté Purina en 2001. Et c’est cette branche qui a permis au géant helvète de faire une bonne année 2020, contrairement à Danone, qui a pris de plein fouet la crise avec la fermeture des restaurants et la chute des ventes d’eau minérale. Le groupe Mars possède notamment Whiskas et Royal Canin, Sheba, la litière Catsan.

Les animaux aussi se mettent au sans gluten

Ce qui est frappant, c’est que l’alimentation animale connaît exactement les mêmes tendances que l’alimentation humaine. Comme la montée en gamme avec une poussée spectaculaire de la croquette bio, et de l’alimentation veggie, sans viande. La dernière tendance, ce sont les plats préparés à partir d’insectes, exactement comme pour les humains. Les prix ont d’ailleurs suivi cette montée en gamme. Certains produits se vendent plus de 10 euros de kilo, contre moins de 1 euro pour l’entrée de gamme. Autre tendance : le sans gluten, bien sûr ! Des menus diète pour lutter contre l’obésité qui frapperait un animal sur trois.
 
S'ils font tous comme les humains, à quand les cours de gym amincissante pour les matous ? Eh bien il y a maintenant des jeux pour animaux, qui les incitent à effectuer certains mouvements pour récupérer les croquettes ! Depuis peu, ce qu’on appelle le "petspace", le secteur de l’innovation pour les animaux domestiques, fourmille de start-up.
 
Cette semaine même, Dalma, un assureur sur Internet pour chats et chiens, a levé deux millions d’euros pour se développer. Avec l’objectif de rembourser les dépenses de santé en 48 heures. Aussi bien que la carte vitale. Japhy propose un service de croquette par abonnement. L’entreprise a levé sept millions à l’automne, abonnement personnalisé en fonction de l’âge, du poids, des allergies…
 
Tout ça doit coûter cher… Selon les calculs de Prontopro, un chien coûte en moyenne 1.150 euros par an. Mais si le propriétaire fait appel à un toiletteur professionnel et à un service de garde, la note passe à 2.740 euros annuels… Ça fait quand même un peu plus d’un mois de salaire moyen français. Dans le nom "Médor", la partie qui compte, c’est or.

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