2 min de lecture

"Le plastique n'est plus fantastique" : au bord de la faillite en 2024, comment l'entreprise Tupperware a su se réinventer

Après une procédure de sauvegarde et des années de retard, Tupperware France retrouve des couleurs. Le groupe mise sur le verre, l’inox, la vente en ligne et son réseau historique de vendeurs indépendants.

Des produits de la marque Tupperware. (Illustration)

Crédit : JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP

Les réunions Tupperware ont encore de belles heures devant elles

00:02:19

Les réunions Tupperware ont encore de belles heures devant elles

00:02:19

Pierre Herbulot - édité par Alexian Giron

Je m'abonne à la newsletter « Économie »

L'entreprise Tupperware reprend des couleurs avec trois millions d'euros de chiffre d'affaires pour le mois de mars 2026. L'objectif est d'atteindre les 100 millions d'euros de chiffre d'affaires d'ici la fin de l'année. Et c'est possible puisque la croissance du groupe bondit de 20% chaque mois. 

Pourtant, en 2024, l'entreprise était en procédure de sauvegarde, au bord de la faillite. Les raisons ? La concurrence des sites chinois ultra low cost, un important retard sur le digital, et le désamour des consommateurs concernant le plastique. Lorsqu'on chauffe un plat dans une barquette en plastique, des microparticules de la boîte sont ingérées. 

Mais le repreneur, Cédric Meston, a su donner un second souffle aux produits Tupperware. À 32 ans, le fondateur d'HappyVore, entreprise de viande végétale, a déjà repris cinq entreprises. Il est convaincu que la célèbre marque a encore de l'avenir lorsqu'il reprend Tupperware France, ses 35 salariés, et ses 20 millions d'euros de dette. 

Après le plastique, les boîtes en verre et en inox

Qu’est-ce qui fait que le groupe renoue avec la croissance ? Il y a eu une diversification. Comme le plastique n'est plus fantastique, Tupperware France vend désormais des boîtes en verre et en inox, représentant 50% du chiffre d'affaires. Le produit est ainsi devenu plus écoresponsable car moins dépendant des énergies fossiles. 

Et la guerre au Moyen-Orient valide cette stratégie. Le prix des microbilles, la matière première qui sert à produire le plastique, flambe. Désormais, l'entreprise suit également les tendances et fait par exemple des Tumbler, ces grands gobelets avec une paille intégrée. Un produit extrêmement à la mode et régulièrement présent dans les salles de sport. 

Le groupe cherche aussi à s'étendre en Europe. Il cherche à passer de cinq pays (France, Belgique, Italie, Allemagne et Pologne) à 23 États, dont l'Europe du nord. Et bientôt à l'entièreté du Vieux continent. 

Les réunions Tupperware représentent encore 2/3 du chiffre d'affaires

Enfin Tupperware se digitalise avec de la vente en direct en ligne. À tort, l'entreprise a longtemps fait de la résistance numérique. En plus de pouvoir trouver les produits chez Carrefour, Leclerc ou encore Intermarché. 

Mais ce n'est pas pour autant la fin des légendaires réunions Tupperware, ces petits rassemblements, où un vendeur se rend à domicile pour présenter et vendre les produits de la marque. Cela représente encore plus de 2/3 du chiffre d'affaires de l'entreprise. 20.000 vendeurs indépendants portent encore la marque. D'ailleurs, les ventes se font également sur les réseaux sociaux avec des micro-influenceurs. 

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info