2 min de lecture

Affaire Lyhanna : Édouard Philippe appelle à permettre les "instructions individuelles" du ministre de la Justice aux procureurs

Le candidat d'Horizons à la présidentielle estime que le garde des Sceaux "devrait pouvoir donner des instructions individuelles" aux procureurs.

Edouard Philippe à Matignon, Paris, 22 mai 2025

Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Fanny Rocher & AFP

Je m'abonne à la newsletter « Politique »

Mettre RTL en favori sur Google

Interrogé sur l'affaire Lyhanna, Édouard Philippe a estimé samedi 13 juin que le Parquet devait "rester sous l'autorité" du ministre de la Justice, et a même suggéré de revenir sur une loi de 2013, pour lui permettre de donner des "instructions individuelles". "Le parquet met en œuvre la politique pénale, qui est une politique publique" et "doit rester sous l'autorité du garde des Sceaux", a déclaré dans un entretien au Parisien l'ex-Premier ministre, disant soutenir "totalement" le ministre Gérald Darmanin, sous pression.

Le candidat d'Horizons à la présidentielle a surtout jugé que le ministre de la Justice "devrait pouvoir donner des instructions individuelles" aux procureurs.
Ce qui reviendrait sur une loi de 2013, portée par l'ex-ministre Christiane Taubira, qui a interdit à la Chancellerie les "instructions individuelles" pour éviter toute ingérence politique dans des dossiers.

La justice s'est retrouvée au cœur des critiques sur les défaillances ayant conduit à la mort de Lyhanna, 11 ans, au gré des révélations sur des plaintes pour viols sur mineures - certaines procédures ayant ensuite été classées - dont le principal suspect Jérôme Barella a fait l'objet

Favorable à l'imprescriptibilité des crimes sur mineurs

Appelant d'abord à questionner l'"organisation" au sein de l'État, la justice et les forces de l'ordre, le maire du Havre a aussi proposé certaines mesures.
Notamment que chaque plainte donne "lieu à une évaluation", si nécessaire à des mesures de protection et que "quand il y a un risque", ce ne soit pas "à l'enfant de partir mais à l'adulte soupçonné". Il s'est aussi dit favorable à l'imprescriptibilité des crimes sur mineurs - à l'instar de son concurrent macroniste à la présidentielle Gabriel Attal -, et à l'augmentation des moyens de la justice, "au même rythme qu'aujourd'hui, voire plus".

À lire aussi

Il a également proposé d'ouvrir le débat sur la possibilité pour les parents d'interroger la police, pour savoir si un adulte en contact avec leur enfant a des antécédents judiciaires, sur le modèle d'une loi britannique instaurée après l'enlèvement et la mort d'une enfant de 8 ans en 2000 ("Sarah's law").

Il a en revanche critiqué l'appel à "aligner le traitement des pédocriminels sur celui des terroristes", formulé par le patron de Renaissance. "Ce parallèle traduit une forme d'incompréhension sur ce qu'est la pédocriminalité", a estimé Édouard Philippe : "la réponse pénale est cruciale mais l'important reste l'éducation des enfants, la formation des adultes qui les accompagnent" et "le sauvetage" de "l'aide sociale à l'enfance".

La rédaction vous recommande

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info

Ne laissez pas Google décider de vos sources.

Ajouter RTL comme source préférée