1. Accueil
  2. Actu
  3. Conso
  4. General Electric : des employés traduisent l'entreprise en justice
1 min de lecture

General Electric : des employés traduisent l'entreprise en justice

Quatre-vingt salariés de General Electric, à Villeurbanne, ont décidé d'aller en justice. Ils reprochent à leur entreprise ses "promesses d'embauche non tenues".

La devanture d'une usine General Electrics, à Belfort, en France, le 8 décembre 2011.
La devanture d'une usine General Electrics, à Belfort, en France, le 8 décembre 2011.
Crédit : AFP / SEBASTIEN BOZON
Emplois non créés : des employés de General Electric vont en justice
01:30
Éric Vagnier - édité par Charline Vergne

C'est une procédure très rare : des salariés qui attaquent leur entreprise, lui reprochant de ne pas embaucher suffisamment. Quatre-vingt salariés de General Electric, à Villeurbanne, entendent rappeler à leur employeur sa promesse de 2014, dont ils n'ont jamais vu la couleur : créer 1.000 emplois.

Non seulement General Electric n'a pas créé les 1.000 emplois premiers, mais l'entreprise en a détruit des centaines d'autres. C'est encore le cas, notamment à Villeurbanne, où un plan social est en cours. C'est là où travaillent les quatre-vingt salariés qui ont saisi la justice pour expliquer leur ras-le-bol.

Parmi eux, Taha Khelalfa : "J'en ai ma claque de Général Electric, pour moi c'est fini ! Il faut qu'ils comprennent qu'il y a des lois en France. On ne lâchera pas tant que l'entreprise ne reviendra pas à la raison".

Ne pas lâcher, signifie traîner General Electric devant la justice pour promesses non tenues. C'est tout à fait plaidable, estime leur avocat, maître Fiodor Rilov. "Une promesse, couchée par écrit, engage son auteur. Le bénéficiant de la promesse peut donc faire un procès à son auteur, pour lui demander des comptes". Il demandera au juge la création effective de ces emplois promis, puisque General Electric va mieux financièrement. Et à défaut, des dommages et intérêts

À lire aussi

Pour ces clients trompés, lésés, ce n'est pas gagné d'avance, car General Electric, pour sauver le dossier, a déjà indemnisé l'État, avec un chèque de 50 millions d'euros.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/