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Énergie : pourquoi le bouclier tarifaire pourrait coûter deux fois plus cher

La mesure décidée par le gouvernement pourrait bien coûter plus de 10 milliards d'euros à l'État, au lieu des six prévus dans le budget voté par le Parlement.

Une facture d'électricité.
Une facture d'électricité.
Crédit : PHILIPPE HUGUEN / AFP
Benoît Leroy & AFP

"L'État protégera" les consommateurs de la flambée des prix de l'électricité, a répété le gouvernement vendredi 3 décembre, mais la facture de cette promesse de Jean Castex risque de s'alourdir à plus de 10 milliards d'euros pour les finances publiques. 

C'est donc une facture bien plus salée que celle envisagée à l'origine. En octobre dernier, le gouvernement avait tablé sur un coût de 5,9 milliards d'euros pour assumer la mesure du "bouclier tarifaire" annoncée par le Premier ministre. Une évaluation déjà rehaussée alors qu'une première version évoquait quatre milliards d'euros. 

En cause, le tarif de vente régulé (TRV) dont les prévisions pour 2022 ne cessent d'augmenter depuis ces dernières semaines. Si le gouvernement pensait jusqu'à présent que la hausse du tarif de l'électricité ne dépasserait pas les 12 %, les experts tablent désormais d'une explosion de presque 25 %.

Un cercle vicieux

Derrière cette nouvelle flambée des prix se cache un mécanisme complexe, mais essentiel, celui par lequel les fournisseurs alternatifs à EDF peuvent accéder à l'électricité nucléaire du producteur historique à bon marché : l'Arenh, pour "accès régulé à l'électricité nucléaire historique". Alors que le plafond maximum disponible est de 100 TWh (térawatt-heure), les opérateurs électriques concurrents du fournisseur historique en ont réclamé plus de 160. 

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"L’Arenh qu’ils auraient aimé avoir et qu’ils n’ont pas reçu, a priori, ils vont devoir le remplacer par des achats sur les marchés de gros", aux cours très élevés, explique Julien Teddé, directeur général du courtier Opéra Énergie. Problème, cette hausse chez les opérateurs alternatifs induit automatiquement un effet sur le TRV. Une sorte de cercle vicieux pour lequel le gouvernement ne semble pas, pour le moment, avoir trouvé la porte de sortie.

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