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EDF : les petits actionnaires montent au créneau pour sauver l'entreprise

REPLAY - EDF vit des heures décisives et voit le coût de ses projets EPR exploser et la colère des petits actionnaires monter.

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EDF : les petits actionnaires montent au créneau pour sauver l'entreprise Crédit Média : RTL | Date :
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Nicolas Marischaël avec sa famille dans son atelier-boutique
La rédaction numérique de RTL

La tension monte autour d’EDF. En cause, la construction de deux EPR en Grande-Bretagne. Un projet qui fera l’objet d’une réunion exceptionnelle à l’Élysée vendredi 22 avril. Mais depuis mercredi, de nouveaux opposants pointent le nez. Ce sont les salariés actionnaires qui sortent du bois et rejoignent le cortège. Ils s’inscrivent dans la droite ligne du directeur financier démissionnaire. Comme lui, ils craignent une déroute financière d’EDF en Grande-Bretagne pouvant mette en péril l’entreprise elle-même, et leurs investissements et leurs économies dans une aventure qu’ils évaluent trop risquée. 

À l’appui de leur thèse, la construction de deux EPR dont la facture de 25 milliards d'euros serait Indigeste. Les salariés-actionnaires relaient les inquiétantes additions des analystes : au défi britannique s’ajoutent celui d’un endettement monstrueux, les problèmes de Flamanville, ceux à venir d’Areva et les 55 milliards de travaux d’entretien et de sécurité du parc. Une charge insupportable quand partout le prix de l’électricité est en baisse.

La stratégie de l'État remise en question

Les salariés ont déjà alerté l’autorité des marchés financiers pour obtenir qu’EDF soit retirée de la Bourse. Avec deux arguments : l'État qui possède 85% de l’électricien se comporte comme le propriétaire unique et souverain de l’entreprise. Donc qu’il se mette en cohérence avec son attitude et qu’il rachète leur 15 % de participation. Ensuite ils considèrent que la puissance publique poursuit des projets stratégiques en faveur de la filière nucléaire au détriment des intérêts même de l’entreprise EDF. Ce qui en droit peut poser question. S’ils obtenaient gain de cause, l’entreprise publique pourrait être durement affectée.

Leurs chances de succès sont très minces. Pour ne pas dire inexistantes. Ils ont acquis leurs actions autour de 36 euros. Elles valent aujourd’hui moins de 12 euros. L’entreprise qui n’a aucune marge financière n’ouvrira jamais une telle offre de rachat. Et les protestataires n’accepteront probablement pas de perdre 3 fois leur mise. Concrètement, les uns veulent quitter le  navire et les autres n’ont pas de canot de sauvetage. Cette impasse va attiser un peu plus les tensions internes qui secouent notre électricien national. Qui doit par ailleurs trouver de l’argent avec la vente de filiales et un plan d’économie qui prévoit officiellement 7.000 suppressions de postes mais qui pourrait, selon des sources internes, atteindre 10 000 emplois. Client et contribuable notre sort est réglé : on va passer à la caisse.

La note

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