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Déficit budgétaire : où trouver les milliards pour tenir l'objectif des 3% ?

ÉDITO - En attendant une majorité au Parlement, le gouvernement va devoir trouver très vite 4 milliards d'euros d'économies budgétaires.

Le ministère de l'Économie et des Finances, communément appelé "Bercy"
Le ministère de l'Économie et des Finances, communément appelé "Bercy"
Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
Christian Menanteau : où trouver les milliards pour tenir l'objectif des 3% de déficit budgétaire ?
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Déficit budgétaire : où trouver les milliards pour tenir l'objectif des 3% ?
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Loïc Farge
Loïc Farge

Pourquoi un tel trou dans nos comptes publics ? Tout simplement parce que l'héritage n'est pas aussi solide que l'avait annoncé Michel Sapin. L'ancien ministre des Finances s'était félicité d'avoir laissé des comptes en ligne avec les engagements du Président Hollande ; un déficit inférieur à 3% à fin décembre. Tout indique aujourd'hui que nous en seront assez éloignés. D'abord parce que l'aubaine des taux d'intérêt quasi-nuls touche à sa fin. Ensuite parce que le prix de l'énergie importée, certes encore modeste, est en moyenne sensiblement plus élevé qu'en 2016. Et notre déficit commercial ne cesse de s'alourdir.

Sans oublier bien sûr que, comme avant chaque rendez-vous électoral, on a multiplié les dépenses plutôt que les économies. Au final, la note budgétaire est plus salée que prévu.

Où le gouvernement peut-il "gratter" ? C'est la grande question, car il semble qu'on soit un peu partout déjà à l'os. Les réformes de structures, qui permettraient de réelles économies, sont toujours longues à mettre en place et plus encore à produire des effets. Pour réduire, au moins comptablement, la facture de fin d’année, le gouvernement devra une fois encore tirer les mêmes ficelles : celles du gel des crédits. Cette astuce a déjà été utilisée à hauteur de 5 milliards par Michel Sapin.

Emmanuel Macron joue la carte de la détermination et des promesses tenues

Christian Menanteau

Concrètement, cela signifie que l'on devrait reporter dans le temps des investissements, des dépenses d'entretien, que l'on jongle sur les dates de soldes des comptes sociaux et que l'on ferme le robinet des programmes les moins spectaculaires ou les moins efficaces, comme les contrats aidés. En clair, il s'agit d'acheter du temps.

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Emmanuel Macron va-t-il demander un sursis à nos partenaires européens ? Ce serait se tirer une balle dans le pied. Il en va de sa réputation et, tout aussi important, de la mise en œuvre des réformes européennes dont la France a besoin, plus encore que nos partenaires, pour relancer son économie et son marché du travail. Le chef de l'État joue la carte de la détermination et des promesses tenues. Y déroger, à peine arrivé, serait catastrophique.

Peut-on craindre des impôts nouveaux ? Pour montrer son sérieux dans ce domaine, le Premier ministre Édouard Philippe s'est engagé à ne pas lancer de projet de loi de finances rectificatif, passage obligé pour lever l'impôt. On peut en prendre acte. En sachant que l'audit de la Cour des comptes prévu avant les vacances pourrait toujours servir de prétexte à un changement de pied en la matière.

Le bloc notes

- Bonne nouvelle pour 6 millions de foyers : le régulateur préconise une baisse des factures de gaz de 3,5% au 1er juillet.

- Carrefour, qui cherche une nouvelle stratégie de commerce numérique, va recruter son nouveau PDG à la Fnac Darty.

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