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Coronavirus : quelles différences entre les plans de relance européen et américain ?

ÉDITO - En raison de la crise sanitaire, la nouvelle administration américaine s'apprête à déclencher un nouveau plan de relance, qui diffère de celui que l'Europe a préparé.

Le drapeau américain est hissé entre deux 2 drapeaux européens, le 11 septembre 2002 a Strasbourg sur le parvis du Conseil de l'Europe, en hommage aux victimes des attentats du World Trade Center il y a un an, jour pour jour.
Le drapeau américain est hissé entre deux 2 drapeaux européens, le 11 septembre 2002 a Strasbourg sur le parvis du Conseil de l'Europe, en hommage aux victimes des attentats du World Trade Center il y a un an, jour pour jour.
Crédit : OLIVIER MORIN / AFP
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François Lenglet

1.900 milliards de dollars, ça fait près de 1.600 milliards d'euros. C'est le montant de l'enveloppe annoncé par Joe Biden pour stimuler l'économie. La nouvelle administration américaine s'apprête à déclencher un nouveau plan de relance, qui diffère pas mal de celui que l'Europe a préparé.

Le nouveau plan de relance annoncé par Joe Biden représente un peu moins de 10% du PIB du pays. Et cela s'ajoute aux quelque 3.000 milliards de dollars injectés par Donald Trump durant les derniers mois. Avec ce plan, un Américain moyen devrait recevoir 1400 dollars, soit 1200 euros, pour dépenser. Il compte également mettre en place une assurance-chômage fédérale de 400 dollars par semaine, ça fait 1400 euros par mois, des crédits d'impôts supplémentaires pour les familles, des congés maladie pour les victimes du Covid également. 

Ajouté à cela, la trêve pour les expulsions locatives va être prolongée jusqu'en septembre, et il devrait y avoir un allègement de la dette contractée par les étudiants pour financer leurs études. C'est une dette qui pèse lourdement sur les classes moyennes.

Un plan d'abord à destination des ménages ?

Ce plan de relance s'attache principalement à soutenir les revenus des Américains. Il est dans la continuité des plans que Donald Trump avait lancés, qui eux aussi misaient sur de l'argent donné aux ménages financés par le budget fédéral, c'est-à-dire par la dette. Cela correspond à ce qu'ont fait les pays européens, avec leur état-providence, dont ils ont étendu le bénéfice. 

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Exemple en France, avec la mise en place du chômage partiel, pour que l'Etat se substitue aux entreprises souffrant de la crise sanitaire, et finance les salaires des employés en quasi-totalité. Au lieu d'envoyer des chèques comme aux Etats-Unis, les états européens ont massivement sollicité leur système social pour préserver les revenus des ménages. Alors que l'Amérique a étendu le sien dans l'urgence, car il était beaucoup moins protecteur.

L'Europe a-t-elle fait la même chose ?

Oui car de part et d'autre de l'Atlantique, la crise sanitaire s'est traduite par des transferts considérables de l'Etat vers les ménages, c'est-à-dire une envolée des dépenses sociales financées par endettement. La dette publique américaine atteint, avant même le plan Biden, un peu plus de 100 % du PIB, à peu près comme la moyenne en Europe. Et de part et d'autre de l'Atlantique, après le soutien aux ménages, on va travailler à des actions plus durables sur la croissance, notamment à la transition énergétique et à la décarbonation de l'économie. 

En Europe, ça devrait se faire avec le plan de relance de la Commission, de 750 milliards, qu'on attend toujours. Et aux Etats-Unis cela se fera avec le second paquet des mesures économiques de Biden. L'Amérique et l'Europe sont donc assez similaires dans leur lutte contre la crise.

L'Europe et l'Amérique connaissent-elles une crise de même ampleur ?

La réponse est non car la récession en 2020 aura été deux fois moins forte aux Etats-Unis que dans la zone euro : - 3,6 en Amérique contre - 7% en Europe. Parce que l'Europe a largement confiné, ce qui n'est pas le cas de l'Amérique. Quant à l'emploi, il a connu une chute beaucoup plus profonde aux Etats-Unis qu'en Europe. Mais comme à l'habitude, il remontera plus vite que chez nous, une fois la crise passée.

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