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Coronavirus : pourquoi y a-t-il autant de salariés en chômage partiel en France ?

PODCAST - Chaque jour, François Lenglet et Catherine Mangin se penchent sur les bouleversements économiques que provoque la crise du coronavirus. Dans cet épisode, ils se penchent sur les chiffres impressionnants du chômage partiel en France.

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31. Pourquoi y a-t-il autant de salariés en chômage partiel en France ? Crédit Image : RTL Originals | Crédit Média : RTL Originals | Durée : | Date : La page de l'émission
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François Lenglet édité par Sylvain Zimmermann

Le nombre de salariés en chômage partiel grimpe de près de deux millions de personnes ce vendredi 1er mai, avec l'arrivée dans ce dispositif des parents contraints de rester chez eux pour garder leurs enfants qui ne peuvent aller à l'école. Jusqu'ici, ils étaient en arrêt maladie, payés par la Sécurité sociale. Ils basculent donc sur le budget du ministère du Travail. 

Il y a désormais plus de 13 millions de chômeurs partiels en France, sur 29 millions d'actifs, soit 45%. Contre 24% en Allemagne. Sur les 35 millions en Europe, la France compte pour plus du tiers. La plupart des pays européens ont adopté un dispositif de chômage partiel inspiré du Kurzarbeit mis en place par l’Allemagne pendant la crise économique de 2009.

Un chômeur partiel sur trois en Europe est donc français. Comment expliquer ce phénomène ? "La France est une économie de services, qui est plus intensive en emplois. Alors que l'Allemagne est plus industrielle et s’est automatisée. La France est la première destination touristique mondiale. 1 million de personnes travaillent dans les hôtels et restaurants. Tous ces salariés ne peuvent plus travailler aujourd’hui.

Un dispositif "resserré" dès le 1er juin ?

Pour le reste, c'est le design du dispositif de chômage partiel qui diffère. Il n’y a pas de restriction en France. Toutes les entreprises qui estiment en avoir besoin peuvent le mettre en place. Le niveau de salaire de remplacement est très élevé :  84% du salaire net, en Allemagne c’est plutôt 65%, et en Italie et en Espagne c’est encore moins.

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Son succès est aussi lié à la mentalité française : tout doit venir de l'État, ce n'est pas aux travailleurs de payer la note. Ils la paieront de toute façon. La facture reviendra sous la forme d’une dette plus importante, d’impôts plus importants. Des abus sont-ils possibles ? "Il n’y a pas de contrôles et il y a très probablement des abus de certaines entreprises, estime François Lenglet. Il est possible que cela change. Le dispositif sera sans doute resserré le 1er juin prochain."

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Si vous souhaitez poser des questions à François Lenglet, écrivez à temoins@rtl.fr et ou laissez un message sur la page Facebook de RTL.

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