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Coronavirus : combien va coûter le confinement à l'État ?

Les mesures de restrictions en Île-de-France vont couter plus cher qu'avant puisque la région parisienne représente 30% de la richesse produite dans le pays.

Le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, lors d'un discours à Paris le 4 mars 2021. 9494PN
Le ministre de l'Économie et des Finances, Bruno Le Maire, lors d'un discours à Paris le 4 mars 2021. 9494PN
Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
Coronavirus : le confinement va coûter 1,2 milliards d'euros à l'État
03:36
Coronavirus : le confinement va coûter 1,2 milliards d'euros à l'État
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L'Eco and You - Martial You
Martial You
Journaliste

La troisième voie du gouvernement est aussi un peu une voie de délestage pour les finances publiques. Les mesures de restrictions en Île-de-France, un tiers des Français sous cloche, ça va couter plus cher qu'avant bien sûr puisque la région parisienne représente 30% de la richesse produite dans le pays, à elle toute seule. Elle rassemble aussi un tiers des commerces non essentiels du pays donc évidemment, il va falloir débloquer des aides.

Bercy a fait les comptes, ce sera 1,2 milliard de plus sur un mois donc au lieu de dépenser 6 milliards par mois sur l'ensemble des mesures d'aide, le gouvernement va verser 7,2 milliards. C'est beaucoup moins qu'un confinement strict sur tout le territoire évidemment et c'est d'ailleurs le seul curseur sur lequel pouvait jouer Bruno Le Maire. Les mesures annoncées jeudi soir vont couter 2 fois moins cher que si on était reparti sur un confinement total qui représente 15 milliards par mois en prise en charge du fonds de solidarité, exonération de charges, prise en compte du chômage partiel.

C'est aussi un des enseignements d'un an d'économie en courant alternatif entre les ouvertures et les fermetures : on n'arrose plus aussi large qu'avant car il y avait de la déperdition. Ce qui coute le plus cher, c'est le fonds de solidarité (600 millions sur 1,2 milliard de plus) car pour un certain nombre de commerces, il vaut mieux être totalement fermé pour y avoir droit qu'un peu ouvert avec une activité réduite.

Un impact sur la croissance française ?

C'est difficile à dire car il y a quand même des soupapes de respiration économiques qui existent et qui vont éviter de stopper net l'activité. En Île-de-France, il y a près d'un million d'entreprises avec l'essentiel des sièges sociaux, un emploi français sur cinq. Ces grands groupes vont pouvoir s'adapter sans changer fondamentalement leur organisation. Donc l'impact risque d'être réduit à ce niveau-là et c'est primordial.

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D'autant que les annonces de Jean Castex en matière de télétravail ne font que confirmer ce qui est déjà en application. Rien de neuf : on encourage le télétravail partout où c'est possible et on permet à un salarié qui veut revenir une fois par semaine pour son équilibre personnel de le faire.

Les commerces auront droit au "click and collect" qui n'existait pas autant qu'aujourd'hui l'année dernière et qui sera un complément de revenu non négligeable pour les gérants des boutiques. On apprend depuis un an et on sera moins impacté au niveau économique même si la première zone économique du pays est concernée.

Ça ne devrait pas remettre en cause fondamentalement les prévisions de croissance et de rebond pour cette année si on en reste à 4 semaines. Mais ce qui est certain, c'est que ça va encore encourager l'épargne de précaution (qui est un réservoir de consommation au moment du déconfinement). C'est un "confinement Livret A".

Un coup dur pour beaucoup de commerçants

"Retour en absurdie" disait Jacques Creyssel le président de la fédération des grandes surfaces, la FCD. Hormis les magasins culturels comme les librairies ou les disquaires, 52.340 commerces (notamment de centre-ville) vont de nouveau baisser le rideau. 6.443 commerces situés dans les centres commerciaux en plus.

On va de nouveau retrouver des rayons habillement ou bijouterie bâchés dans les grandes surfaces. Finalement, pour les commerçants de l'habillement ou pour les salons esthétiques, de massage, ce sont des pertes sèches qu'on ne rattrapera pas entièrement dans un mois. Il vaut mieux être restaurateur aujourd'hui car on sait depuis longtemps que la réouverture n'est pas avant le mois d'avril au plus tôt.

Le plus : la 5G débarque à Paris

C'est symbolique car il s'agit de la capitale et on sait qu'il y a eu un bras de fer avec les écologistes anti-5G de Paris. Mais le réseau ultra-haut débit va ouvrir ce vendredi. Les opérateurs recycleront dans leurs boutiques les anciens smartphones 4G. 80% de la population aura donc accès à ce réseau.

La note : 8/20 à l'éclairage public

Les maires vont faire la bougie. Dans son rapport annuel, la Cour des Comptes dénonce la vétusté de l'éclairage public dans les communes. D'où la fameuse expression : "C'est pas Versailles ici". 40% des lampadaires ont plus de 25 ans. La conséquence, c'est qu'ils consomment plus, ce qui coute cher et ce qui n'est pas bon pour l'environnement. Mais ça illustre aussi les difficultés financières de beaucoup de communes qui n'ont pas les moyens financiers de renouveler leurs matériels.

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