2 min de lecture Crise économique

Coronavirus : Airbus, Air France, ADP... Toute la filière de l'aviation est en crise

ÉDITO - Airbus, Air France, Aéroports de Paris, sous-traitants de pièces détachées... C'est toute la filière de l'aviation qui souffre de la crise sanitaire, provoquant des plans de licenciements massifs.

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Coronavirus : Airbus, Air France, ADP... Toute la filière de l'aviation est en crise Crédit Image : PASCAL PAVANI / AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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François Lenglet édité par Sarah Belien

L’avionneur Airbus a annoncé hier 15.000 suppressions d’emplois dans le monde, dont 5.000 en France, et c’est en réalité tout le secteur qui est en crise. À cause de l’épidémie et de la chute du trafic aérien, le constructeur aéronautique européen subit en effet une chute d’activité de 40%.

C’est un choc considérable, que prennent également les sous-traitants, qui fabriquent les pièces détachées d’un engins Airbus. Des sous-traitants d’autant plus mal en point qu’ils avaient déjà subi une crise, car bon nombre d’entre eux travaillent aussi pour l’américain Boeing, qui avait vu chuter les commandes de son avion 737 MAX, après deux accidents consécutifs l’année dernière.

Et au-delà des industriels eux-mêmes, c’est toute la filière qui souffre. Air France a annoncé près de 8.000 suppressions d’emplois, aéroports de Paris (ADP), c’était la semaine dernière sur RTL, a annoncé perdre plus de 2 milliards de chiffre d’affaires cette année et n’exclut pas non plus l’éliination de postes de travail. C’est en fait, littéralement, le ciel qui nous tombe sur la tête  : tout ce qui est lié au voyage dans les airs.

Le coronavirus fait toujours des ravages

Crainte de contagion et fermeture des frontières font chuter le trafic aérien, du coup les compagnies réduisent leurs vols et licencient, elles ralentissent leur commandes d’avions. Pour les aéroports, ce sont les redevances, liées au trafic, qui chutent, et le chiffre d’affaire des boutiques qui plongent, faute de passagers.

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Il est possible qu’il y ait des faillites parmi les petits aéroports en région, me disait récemment un patron du secteur. Il faut dire qu’en plus de l’épidémie, il va y avoir, en France, la suppression des liaisons aériennes sur les trajets qu’on peut faire en moins de deux heures et demie par le train.

Le pire crise de l'Histoire

C’est la pire crise de l'Histoire pour le secteur, disent les professionnels. Bien pire qu’en 2009, ou qu’après les attentats du 11 septembre. Et le choc est d’autant plus violent qu’il arrive après une année 2019 record. 7.500 avions commandés l’année dernière, l’équivalent de huit années de production !

Le seul problème des industriels, c’était d’augmenter les cadences, de recruter davantage, de construire de nouveaux sites d’assemblage... Juste avant l’épidémie, un dirigeant d’Airbus disait qu’il était contraint de faire des ventes en surbooking, c’est-à-dire de vendre plus d’avions qu’il n’en produisait, en comptant sur le fait que certains clients allaient annuler leurs commandes parce qu’il n’avait pas assez de produits disponibles.


À Air France, on table sur 50% de l’activité normale à la fin 2020 et 80% seulement en 2021. Cela veut dire retour à la normale en 2022 ou 2023, pour un secteur qui était habitué à une hausse perpétuelle du trafic. Et encore, certains experts pronostiquent un nouveau normal, dans le futur, plus bas qu’en 2019, avec le retour à une aviation plus sélective, plus chère, et moins bondée que ce que nous avons connue dans les dernières années. Comme était l’avion avant, avant le tourisme de masse.

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