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Bridgestone a-t-elle bénéficié d'aides particulières de l'État ?

Les pouvoirs publics reprochent justement à l'entreprise de ne pas avoir saisi leur main tendue pour sauver l'usine de Béthune.

Thomas Sotto RTL Soir Thomas Sotto iTunes RSS
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Bridgestone a-t-elle bénéficié d'aides particulières de l'État ? Crédit Image : DENIS CHARLET / AFP | Crédit Média : Christophe Ponzio / RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
Christophe Ponzio
Christophe Ponzio édité par Coline Daclin

"On a eu à faire à des menteurs." Xavier Bertrand, le président des Hauts de France a dénoncé sur RTL "un assassinat prévu de longue date" après l'annonce de la fermeture de l'usine Bridgestone de Béthune. Le site emploie aujourd'hui 863 salariés.

De son côté, le gouvernement dénonce une "trahison" et accable le fabricant de pneux japonais. Les mots sont forts, et interrogent forcément. 

Pourtant, Bridgestone n'a touché aucune aide financière particulièrement importante de la part de l'État. L'entreprise n'a pas bénéficié de prêts garantis par l'État pendant le confinement, ni d’autres subventions récentes. 

Et c’est bien le problème, selon les pouvoirs publics : le fabricant de pneus n'a saisi aucune main tendue quand les difficultés sont apparues. Pas de dialogue social, pas ou peu d’investissements, pas non plus de demandes pour bénéficier du plan de relance... Le tout alors qu'il n'y avait pas de proposition alternative à la fermeture de la seule usine Bridgestone du pays.

Une situation "inadmissible"

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Aujourd'hui, la ministre déléguée en charge de l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher, dénonce fermement cette situation. "Nous étions conscients qu'il y avait un problème d'investissement, nous étions conscients qu'il y avait un problème de perte d'argent sur ce site. Donc nous ne sommes pas dans le déni. Mais quand on refuse ce type de discussion, ce n'est pas acceptable", a déclaré la ministre. "Je trouve ça vraiment inadmissible."

L'État et la région des Hauts-de-France veulent désormais forcer le groupe japonais à travailler sur un plan B. "Ne pas abandonner la partie ce n'est pas accepter la tragédie d'une fermeture", continue la ministre.

Une réunion entre Bercy, les acteurs locaux et la direction de Bridgestone pourraient avoir lieu en début de semaine prochaine.

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