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"Vous voulez des masques ?" : en Gironde, les infirmières s'assurent de la bonne santé des pompiers et civils mobilisés contre les feux

Depuis maintenant neuf jours, 3.300 pompiers sont mobilisés sur le front du mégafeu de Gironde, qui a brûlé 42.000 hectares. Épuisés et en contact prolongé avec la fumée, beaucoup d'entre eux ont été blessés. RTL a suivi une tournée des infirmiers-pompiers, chargés de s'assurer que les soldats du feu et les civils ne mettent pas leur santé en danger.

Un pompier boit de l'eau au milieu de la fumée à Claouey, au nord du bassin d'Arcachon, le 29 juillet 2026.

Crédit : ROMAIN PERROCHEAU / AFP

"Vous voulez des masques ?" : en Gironde, les infirmières s'assurent de la bonne santé des pompiers et civils mobilisés contre les feux

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Arthur Pereira & Quentin Menu

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Après neuf jours de lutte acharnée contre les flammes, le bilan est lourd chez les sapeurs-pompiers mobilisés en Gironde. Depuis le début de l'incendie, le 22 juillet, 230 soldats du feu ont été blessés. 43 d'entre eux ont été transportés à l'hôpital. Pour s'assurer que le reste des 3.300 hommes et femmes engagés contre le mégafeu toujours pas fixé, des infirmiers-pompiers font la tournée des équipes pour s'assurer que tout le monde va bien.
Au volant de sa petite Clio rouge, Cassandra, une infirmière, se gare devant une colonne de camions de pompiers au Porge. De son véhicule, elle sort son Rad, petit appareil médical servant à mesurer le taux de monoxyde de carbone dans le sang. Il suffit, pour cela, de le brancher au bout du doigt du pompier à tester.

"Entre 0 et 3, on surveille, on fait l'état clinique, explique l'infirmière. Après, entre 3 et 6, on va commencer à aller chercher s'il y a eu une exposition aux fumées, [on demande si] la personne est fumeuse, combien de temps elle a été dans les fumées..." Si elle détecte une intoxication au monoxyde, elle peut mettre la personne "sous O²", sous oxygène. Et dans ce cas-là, le pompier est évacué dans une ambulance vers la base arrière.

"C'est pas la santé en priorité, c'est d'abord les maisons"

Cassandra continue sa tournée auprès des bénévoles et des agriculteurs qui luttent aux côtés des soldats du feu. "Vous allez bien ?", lance-t-elle à un groupe de civils. "Ça va et vous ?", répond l'un. "Vous êtes là depuis quand ?". "Depuis le début. Depuis le premier jour", lui répond-on. La soignante les assaille alors de questions pour s'assurer qu'ils vont bien. "Pas trop fatigué ? Est-ce que vous avez des soucis particuliers ? Vous n'avez pas trop de maux de tête ?".

"On est habitué après 2022", lâche l'un des bénévoles, en référence aux derniers grands feux qu'a connus la région il y a quatre ans. "Est-ce que vous avez des masques ? Est-ce que vous en voulez ?", lui demande Cassandra. "Non, maintenant c'est fini, c'était avant", rit l'homme, qui laisse entendre que la proposition arrive bien trop tard.

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"Le mal de tête, c'est dérisoire par rapport à ce qui se passe autour. C'est pas la santé en priorité, c'est d'abord les maisons", lâche, un brin fataliste, un des hommes du groupe. Le feu est désormais maîtrisé, même s'il n'est toujours pas fixé. Les fumées toxiques continuent de se répandre au milieu des pins et au-dessus des tas de gravats, ce qu'il reste des maisons calcinées par les flammes.

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