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L'espoir renaît chez Duralex : deux candidats à la reprise veulent sauver la moitié des emplois

Les offres déposées par le groupe stéphanois Carlesimo et l'entrepreneur français Cédric Meston ont "bien avancées" d'après un représentant syndical même si le ministère de l'Économie assure qu'il faudra "améliorer leur offre" avant début octobre pour reprendre Duralex.

Des verres fabriqués par l'entreprise française Duralex.

Crédit : Thomas SAMSON / AFP

AFP - édité par La rédaction numérique de RTL

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Duralex entrevoit enfin une issue favorable : deux des trois candidatures déposées pour reprendre la célèbre verrerie, en redressement judiciaire depuis début juin, apparaissent en mesure d'aboutir avec la promesse de sauver au moins la moitié des emplois. 

"On a senti qu'une issue favorable pour Duralex était possible", a affirmé auprès de l'AFP Suliman El Moussaoui, représentant syndical CFDT, après une audience au tribunal de commerce d'Orléans jeudi 17 septembre. Selon lui, deux offres "sont bien avancées", celle déposée par le groupe stéphanois Carlesimo et celle de l'entrepreneur français Cédric Meston, via la holding Tomé, connu notamment comme cofondateur de la start-up HappyVore (substituts végétaux à la viande) et pour avoir repris Tupperware France en 2025. 

"C'est positif, mais les offres sont pour l'instant encore justes"

Les deux repreneurs proposent de conserver respectivement 125 et 155 emplois, soit au moins la moitié de l'effectif qui était de 243 salariés en début d'année, selon deux sources interrogées. "Il va falloir toutefois qu'ils améliorent leurs propositions pour limiter au maximum la casse sociale", a commenté Suliman El Moussaoui.  Selon une source proche du dossier, les deux repreneurs potentiels doivent encore "sécuriser leurs financements". 

À Bercy, on estime que, parmi les trois candidatures, les deux propositions de nature industrielles sont "intéressantes". Les candidats "auront jusqu'à début octobre pour améliorer leur offre", souligne-t-on au ministère de l'Économie. 

À écouter

Pourquoi Duralex ne s'en sort pas malgré l'élan de sympathie des Français

00:02:55

"C'est positif, mais les offres sont pour l'instant encore justes", a estimé Pascal Colichet, salarié en charge de la maintenance mécanique depuis 27 ans. 
La troisième candidature, présentée par la société hongkongaise AA Investments, viserait seulement la reprise de la marque et ne conserverait que trois salariés. Elle est qualifiée "d'anecdotique", par un observateur. Un rassemblement organisé avant l'audience à l'appel de la CGT a réuni 70 personnes.  

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Un prochain rendez-vous devant le tribunal de commerce d'Orléans a été fixé au 12 octobre. 

Cinquième redressement judiciaire

Duralex, connu pour ses verres réputés incassables, est confrontée à son cinquième redressement judiciaire en un peu plus de 20 ans. Parallèlement au redressement judiciaire, la société reprise en coopérative par ses salariés en 2024, fait l'objet d'une enquête du parquet d'Orléans qui n'a pas précisé le ou les chefs retenus. 

Des "opérations judiciaires" ont été menées le 3 septembre, notamment "des perquisitions", dont certaines au siège de la verrerie à La Chapelle-Saint-Mesmin (Loiret), en banlieue d'Orléans, avait annoncé mardi à l'AFP la procureure de la République Emmanuelle Bochenek-Puren. Une source proche du dossier a décrit de "gros manquements dans la gestion" de l'entreprise, en s'interrogeant "sur ce qui est advenu" des 7 millions d'euros récoltés auprès des Français dans le cadre d'une levée de fonds en fin d'année dernière. 

La plateforme Lita, à travers laquelle les fonds ont été récoltés, a indiqué qu'elle avait été "auditionnée en tant que victime potentielle" par le service de police judiciaire en charge des affaires financières, responsable de cette enquête, dans un message envoyé aux souscripteurs de la collecte et consulté par l'AFP. 

La directrice générale se félicite d'avoir "redressé la trésorerie"

L'ancien directeur général de la verrerie, François Marciano, figure emblématique de la reprise en société coopérative et participative (Scop), ainsi que son fils Antoine, qu'il avait nommé directeur financier, pourraient en particulier être visés par la procédure. Leur avocat, Me Pierre Lalanne, a affirmé que ses clients "démentent toute implication dans d'éventuelles malversations". 

L'actuelle directrice générale Peggy Sadier, qui a succédé à M. Marciano, a elle souligné auprès de l'AFP que "la nouvelle direction" n'était que "témoin" dans cette enquête. "Nous avons réussi à redresser la trésorerie" qui a été multipliée par "huit" depuis le changement de direction le 2 avril, a-t-elle assuré. 
"Cela montre qu'il y a une voie pour Duralex", s'est félicitée  Peggy Sadier. 

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