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Vote de confiance : vers une majorité étriquée

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Les auditeurs ont la parole du 16/09/2014 Crédit Image : MARTIN BUREAU / AFP | Durée : | Date : La page de l'émission

Vote de confiance : vers une majorité étriquée

Cinq mois après avoir obtenu la confiance de l'Assemblée nationale, Manuel Valls répète l'exercice aujourd'hui pour reprendre la main après une rentrée catastrophique,  avec le grand risque de n'obtenir qu'une majorité étriquée. 
Le Premier ministre, qui s'exprimera à 15H00 devant les députés avant un vote en fin d'après-midi, oscille entre dramatisation de l'enjeu pour mobiliser  le gros des troupes socialistes et marginaliser les "frondeurs", et message de sérénité et de volontarisme. 
Il a affirmé hier qu'il assurerait sa mission de Premier ministre "jusqu'au bout" et dénoncé le manque de "sérieux" de propos rapportés par Le Monde lui faisant dire que "ce serait foutu" sans inversion de la situation en France d'ici trois à six mois. Des propos alarmistes qui rejoignaient sa phrase, celle-là pleinement assumée, prononcée le 7 septembre en Italie: "le FN  est aux portes du pouvoir". 
C'est d'ailleurs la gravité de la situation - crise gouvernementale fin août, indicateurs économiques et financiers dans le rouge, chômage au plus haut, brûlot de Valérie Trierweiller, affaire Thévenoud, sondages qui le voient  s'approcher de François Hollande dans l'impopularité - qui l'a amené à rechercher une nouvelle légitimité auprès des députés, alors que la Constitution ne l'y obligeait pas. 
Mais maintenant qu'il a enclenché le processus, la même Constitution prévoit que s'il n'obtenait pas la confiance, il devrait démissionner, une hypothèse très peu probable mais pas totalement à exclure.  

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Nombre de votes : 8762 *Sondage à valeur non scientifique

Vaccination obligatoire ou pas : une haute instance appelle à un débat public

   Régulièrement remise en cause, l'obligation de vaccination pour les enfants devrait être l'objet d'un débat public en France, a estimé la haute instance sanitaire HSCP qui appelle à la refonte de la politique vaccinale devenue "illisible". 
Parmi les grands pays industrialisés, seuls deux maintiennent l'obligation de vaccination pour les enfants: l'Italie et la France, note dans un avis, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), instance chargée de conseiller et orienter le gouvernement sur les questions de santé. 
Malgré l'absence d'obligation dans une majorité de pays européens, les taux de "couvertures vaccinales" (le pourcentage de la population vaccinée) y dépassent les 90%, ce qui représente un bon niveau de protection, relève le HCSP. 
En France, l'obligation de certains vaccins est périodiquement l'objet de "discussions" tandis que le "dispositif public" en matière de vaccination est devenu "complexe, illisible et inégalitaire", juge le HSCP. 
"Le maintien ou non du principe de l'obligation vaccinale en population générale relève d'un choix sociétal lequel mérite un débat que les autorités de  santé se doivent d'organiser", estime l'instance. 
Le calendrier vaccinal officiel a été toiletté pour une plus grande simplification en avril 2013 mais comporte toujours trois vaccinations obligatoires pour les enfants (diphtérie, tétanos et poliomyélite). 
A partir de cette constatation, le HSCP relève une série d'incohérences dans la politique vaccinale française. 
Depuis 1964, de nombreux vaccins ont été ajoutés au calendrier mais aucun n'a été rendu obligatoire alors qu'ils offrent une protection contre des maladies graves qui font des centaines de morts chaque année (1.300 morts par cirrhose et cancer du foie pour l'hépatite B ou 1.000 décès par cancer du col de l'utérus pour le virus HPV). 
De plus les obligations ne concernent que les vaccinations chez les enfants et pas les rappels chez les adultes. 
En outre, le double régime de vaccins obligatoires et vaccins seulement recommandés (par exemple celui anti-HPV pour les adolescentes est simplement recommandé) est "source d'incompréhension" pour la population qui considère ceux qui sont recommandés comme "moins importants", relève le HSCP. 
Aussi le HSCP appelle à un "renouveau de la politique vaccinale qui doit devenir beaucoup plus volontariste" et à "une nouvelle organisation pour rendre  plus accessible la vaccination". 

Faut-il mettre un terme à la vaccination obligatoire ?

Invités du débat de RTL Midi : Jean-Paul ORTIZ, Président de la Confédération des Syndicats Médicaux Français (CSMF) et le Dr Luc Perino, médecin généraliste, épidémiologiste il enseigne l'Histoire de la médecine à la faculté de Lyon.

Grève Air France : pas de journée rouge mercredi, possible amélioration

La grève des pilotes d'Air France ne devrait pas se traduire par une journée rouge mercredi, a pronostiqué mardi le PDG du groupe Air France-KLM, qui s'avance même à envisager une légère amélioration du trafic de la compagnie française. 

"Ce matin, le taux de grévistes est stable à 60% et nous allons assurer 40% de nos vols. Pour demain, d'après nos estimations de ce matin, on devrait assurer un peu plus de 40% de vols, donc cela devrait s'améliorer légèrement", a déclaré sur RTL, Alexandre de Juniac. 

Cette tendance doit toutefois encore être confirmée "dans la journée". 

La grève entamée hier est massivement suivie: 60% selon la direction, 75% selon le syndicat SNPL. Outre le SNPL, le Spaf (deuxième syndicat) a appelé à adhérer au mouvement jusqu'au 20 septembre et Alter (non représentatif) jusqu'au 18. 

Ils s'opposent au projet de développement de Transavia, redoutant que cette filiale à bas coûts ne se substitue, à terme, à Air France. 

 "Ce n'est pas du tout le projet", a une nouvelle fois martelé Alexandre de Juniac. "Nous conservons Air France avec des caractéristiques d'Air France". 
 
Il a souligné que le groupe n'avait pas profité du marché du loisir en croissance en Europe, ce qu'ont fait ses concurrentes "low cost". 

"Nous avons une ambition mondiale avec des racines européennes. Sur ce marché, le loisir augmente à toute vitesse avec des géants. "C'est Transavia ou  le déclin en Europe", a-t-il redit. 

Il a également souligné qu'il ne prétendait pas à l'originalité, relevant que son principal concurrent l'allemand Lufthansa avait déjà pris le virage du "low cost" avec sa filiale Wings. "Je ne prétends pas à l'originalité, je prétends à reconquérir ce marché qui nous a échappé", a-t-il conclu. 

Pour ce faire, la flotte de Transavia doit être augmenté, a-t-il dit, face aux flottes géantes d'easyJet ou Ryanair. 





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