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Vers un service civique "universel"

REPLAY - Découvrez les sujets qui seront abordés dans l'émission "Les auditeurs ont la parole".

Des jeunes engagés dans le service civique à Paris le 27 juin 2012. (archives)
Des jeunes engagés dans le service civique à Paris le 27 juin 2012. (archives)
Crédit : AFP / JACQUES DEMARTHON
LES AUDITEURS
26:01

François Fillon n'a pas vu en Hollande un président de la République

L'ex-Premier ministre UMP François Fillon a assuré n'avoir jamais vu hier soir en François Hollande un président, mais "un commentateur d'échecs" et de "mesurettes". 

Sur RTL, le député de Paris a commenté: "j'ai eu l'impression de voir un homme de bonne volonté, mais complètement dépassé par les événements". 

"Un conseiller de Pôle emploi, un élu local, un conteur d'histoires, jamais un président de la République", a poursuivi l'ex-chef de gouvernement. 

"Un commentateur de ses propres échecs, le service après-vente de ses mesurettes", a-t-il insisté. "Il ne prend pas la mesure de la gravité de la situation, l'impasse dans laquelle on est". 

Pour M. Fillon, le chef de l'Etat a répété "ce qu'il avait dit dans sa conférence de presse : +j'ai une boîte à outils avec mon contrat de responsabilité, c'est fini maintenant, il n'y aura rien de nouveau, on va attendre les résultats et on espère qu'ils vont venir+". 

"Je dis au président de la République: ce n'est pas possible de rester immobile! Il faut oser maintenant, Monsieur le président!" 


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Hollande veut élargir le service civique pour en faire un service "universel"

François Hollande s'est dit favorable sur TF1 et RTL à l'élargissement du service civique, qui pourrait devenir un service civique "universel", d'une durée de deux ou trois mois, non indemnisé, et "dans un premier temps" sur la base du volontariat. 

"Je veux faire cette réforme sur le service civique. Si on pouvait aller plus loin que ce qui se passe aujourd'hui (...) Aujourd'hui, il y a à peu près 35.000 jeunes qui sont en service civique (...) C'est peu, 35.000 (...) on voudrait l'élargir. Qu'on puisse aller vers un service qui pourrait s'appeler universel. On a besoin de cohésion dans notre pays. Il y a plein de personnes qui sont prêtes à donner un peu de temps". 

Ce service, d'une durée de "deux ou trois mois", au lieu de huit mois pour le service civique aujourd'hui, serait ouvert à "tout jeune français" ou "résident". Il "ne coûterait rien", car les jeunes volontaires ne seraient "pas  indemnisés". "Le service civique tel qu'il est aujourd'hui coûte. Le service universel tel qu'il est prévu, tel que je l'annonce, ne coûterait rien puisque c'est par définition un temps qui serait donné", a expliqué le président. 

"Très souple" et sur la base du volontariat "dans un premier temps", ce service universel pourrait devenir obligatoire si les Français le décidaient. "Si on veut que ce soit obligatoire, ça pourrait être une question qui est posée à l'occasion d'un référendum", a-t-il précisé. 

"On peut aller dans un hôpital (...) dans une maison de retraite, on peut aller s'occuper de jeunes, on peut aller s'occuper d'une école (...) On n'est pas indemnisé, on vient donner son temps. On a entre 16 et 25 ans, on vient donner son temps. Ca n'est pas encore obligatoire. Pour que ce soit obligatoire, c'est vrai que ça mériterait à ce moment-là un référendum", a-t-il  conclu. 

La création de ce service "universel" ne signifie pas la disparition du service actuel. "Il faut garder ce service de huit mois", a précisé M. Hollande. 

Lancé en 2010, le service civique est un engagement de six à douze mois dans des missions d'intérêt général, auprès d'associations ou de collectivités.  Il s'adresse aux jeunes âgés de 16 à 25 ans, sur la base du volontariat, et donne droit à une indemnité mensuelle d'environ 573 euros. 

Il devrait coûter en 2015 à l'Etat 150 millions d'euros, et concerner 45.000 jeunes, après l'adoption jeudi par l'Assemblée d'une rallonge budgétaire  permettant la création de 10.000 services civiques supplémentaires. François Hollande s'était fixé l'objectif de 100.000 jeunes en service civique par an à la fin de son quinquennat. 



Invité de RTL Midi : Patrick KANNER, Ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. 

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Le Medef annonce une semaine de mobilisation à partir du 1er décembre

Le vice-président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a annoncé vendredi une semaine de mobilisation des chefs d'entreprises  à partir du 1er décembre.


"On va simplement manifester sous diverses formes. Il y aura des réunions, il y aura des témoignages, certains descendront peut-être dans la rue (pour dire) le ras-le-bol et la souffrance des patrons français", a-t-il déclaré. 


"Il y a un patron de PME qui se suicide tous les deux jours, les trésoreries sont à sec, les défaillances d'entreprises sont au plus bas et le gouvernement rajoute pratiquement chaque jour une petite taxe par là, une mesure de complexité par là, donc il y a un vrai ras-le-bol", a-t-il souligné, citant en exemple la mise en place du compte pénibilité et de la loi Hamon. Ce dernier texte demande notamment aux patrons de petites entreprises d'informer les salariés de leur intention de vendre leur société au moins deux mois à l'avance. 


La plupart des organisations patronales (Medef, CGPME, UPA, entre autres) se sont montrées unies ces dernières semaines pour envisager une mobilisation, notamment contre la loi Hamon, mais sans en préciser jusqu'ici la forme, ni la date précise. 


Le vice-président du Medef s'exprimait au lendemain de l'intervention de François Hollande sur TF1. Le chef de l'Etat a notamment affirmé à cette occasion que la baisse des impôts était "engagée" et promis qu'aucun impôt supplémentaire ne serait créé d'ici la fin de son quinquennat. 


"Le discours d'hier soir n'est pas à la hauteur, il est loin de ce qu'il faut faire", a estimé M. Roux de Bézieux. 

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L'agence du médicament sonne l'alarme sur les antibiotiques

L'agence de la sécurité du médicament s'inquiète d'une hausse "préoccupante" de la consommation d'antibiotiques en France depuis 2010 alors qu'elle avait baissé auparavant de manière "significative". 


Le nouveau rapport de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) sur la consommation des antibiotiques fait état d'une baisse globale de 10,7% de la consommation des antibiotiques de 2000 à 2013 à la suite de plusieurs campagnes d'information, mais relève "une augmentation de 5,9% depuis 2010". 


"C'est un problème préoccupant car la hausse de la consommation se traduit par une résistance accrue aux antibiotiques et on observe un développement des situations d'impasse thérapeutique", a déclaré jeudi un responsable de l'ANSM, Philippe Cavalié. 


L'étude s'inscrit dans le cadre d'un plan national de réduction de 25% de la consommation d'ici 2016. Un objectif "mal engagé" selon le responsable du rapport, s'il n'y a pas de "renversement de tendance" dès l'année prochaine. 

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