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Tribune de militaires : convocation de six généraux devant un "conseil supérieur"

La hiérarchie militaire a convoqué six généraux signataires de la tribune qui évoquait le délitement de la France. Ils risquent une éventuelle radiation.

Les militaires place de la Concorde le 14 juillet 2020
Les militaires place de la Concorde le 14 juillet 2020
Crédit : Ludovic Marin / AFP
Ryad Ouslimani
Journaliste

La tribune signée par plusieurs militaires semble provoquer des réactions de la part de la hiérarchie militaire. En effet, six généraux qui avaient pointés dans le texte de "délitement" de la France ont reçu une convocation, signée de la ministre des Armées Florence Parly, afin de comparaître devant un "conseil supérieur" militaire. 

Cette information du Monde, confirmée par le ministère, concerne des militaires certes à la retraite, mais qui restent toujours susceptibles d'être appelés, précisent nos confrères. "La procédure est enclenchée", a-t-on confirmé au ministère des Armées, précisant que les auditions devraient avoir lieu d'ici "quelques mois". 

Sont convoqués les officiers - sur la vingtaine de généraux "2S" signataires - qui ont publiquement assumé cette signature dans les médias. Les autres "2S" ont reçu un courrier leur demandant s'ils confirmaient avoir signé la tribune. En fonction de leur réponse, ils seront à leur tour convoqués ou pas.

Dans la convocation, le ministère des Armées considère que ce texte au "ton accusatoire, outrancier et polémique" engage "l'image des armées", selon Le Monde. Interrogé fin avril à ce sujet, le chef d'état major, le général François Lecointre, a indiqué que les signataires encouraient la radiation. Le militaire sera l'invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro ce dimanche 13 juin. 

La sanction finale reviendra au chef de l'État

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L'un d'entre eux, le général Emmanuel de Richoufftz, a été aide de camp du Premier ministre Pierre Mauroy au début des années 1980. Un autre, Christian Piquemal, ancien patron de la Légion étrangère, a déjà été radié en 2016 pour avoir participé à une manifestation interdite contre les migrants à Calais.

Au terme de la procédure devant le conseil supérieur - composé de généraux appartenant au même corps d'armée (terre, air, mer) - le dernier mot en matière de sanction revient au président de la République, chef des armées. Les 18 soldats d'active par ailleurs identifiés parmi les signataires - dont quatre officiers - se sont pour leur part désolidarisés depuis de la tribune à l'exception d'un (le 18e s'est déclaré étranger au texte et invoque l'usurpation d'identité).

Des sanctions seront néanmoins prononcées à leur encontre. Mais elles seront adaptées au vu de leur changement de position. La tribune, publiée par Valeurs Actuelles le 21 avril, appelle le président Emmanuel Macron à défendre le patriotisme. Les signataires dénoncent le "délitement" qui frappe selon eux le pays et se disent "disposés à soutenir les politiques qui prendront en considération la sauvegarde de la nation".

Une deuxième tribune, évoquant un risque de "guerre civile" en France, a été signée depuis par des militaires en activité qui n'ont pas été identifiés.

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