1 min de lecture Terrorisme

Terrorisme : "La prison, principal incubateur du jihadisme", selon Gilles Kepel

LE GRAND JURY - Le politologue et spécialiste de l'islam est revenu sur ce qu'il appelle le "jihadisme de troisième génération".

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Terrorisme : "La prison, principal incubateur du jihadisme", selon Gilles Kepel Crédit Image : RTL / Frédéric Bukajlo / SIPA PRESS | Crédit Média : Olivier Mazerolle | Durée : | Date : La page de l'émission
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La rédaction numérique de RTL

Comment lutter contre le jihadisme ? La question est vaste, mais le politologue Gilles Kepel a donné des pistes de réflexion dans Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. Il a d'abord tenu à expliquer que le "terrorisme jihadiste n'est pas un épiphénomène à mettre dans un coin. Il faut arriver à penser ce phénomène comme quelque chose de central qui nous questionne sur les fractures de notre société". Le spécialiste de l'islam a d'ailleurs salué l'initiative d'Emmanuel Macron de créer une "task force".

Selon Gilles Kepel, "l'univers carcéral pose un énorme problème en France. La prison est le principal incubateur de ce jihadisme troisième génération, parce que les jihadistes qui sont structurés apparaissaient comme un modèle pour beaucoup de prisonniers à qui ils disaient : 'Si tu es ici ce n'est pas de ta faute, utilise ta violence au service du jihad'. La plupart des attentats les plus sanglants ont d'ailleurs été commis par des gens qui avaient passé du temps en prison", rappelle le spécialiste. 

Gilles Kepel a ensuite estimé que la France avait été relativement préservée depuis le meurtre du père Jacques Hamel, le 26 juillet 2016. Concernant les récentes attaques au Louvre ou encore sur le parvis de Notre-Dame de Paris, celles-ci sont pour lui "moins efficaces". Il compare ainsi la situation de la France à celle du Royaume-Uni : "Chez nous, ni l'élection présidentielle ni l'élection législative n'ont été prises en otage par le jihad, alors qu'au Royaume-Uni, Theresa May qui a raté son pari, a vu une première attaque contre Westminster, symbole par excellence de la démocrate et puis les deux autres, à Manchester et sur le London Bridge, qui ont contraint à interrompre le processus démocratique". 

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