2 min de lecture Sécurité routière

Sécurité routière : les radars automatiques ont moins flashé en 2015

Les radars flashent moins mais le nombre de morts sur les routes ne cesse d'augmenter. La vitesse et le smartphone en sont la cause.

Sécurité routière (illustration)
Sécurité routière (illustration) Crédit : DOMINIQUE FAGET / AFP
Ana Boyrie et AFP

L'efficacité des radars automatiques est une fois de plus remise en question et de nouvelles stratégies sont proposées. Selon le rapport annuel de l'Agence nationale du traitement automatisé des infractions (Antai), l'année 2015 a connu une diminution des flashes. Pourtant, les vitesses moyennes ont augmenté, causant plus de morts sur les routes.

L'an dernier, les flashes se sont actionnés 20,24 millions de fois contre 20,37 millions en 2014. Dans 65,7% des cas, les flashes ont conduit à l'envoi d'une contravention, un "taux de transformation" qui ne cesse d'augmenter depuis 2004. En 2015, 13,31 millions de PV ont été envoyés. Face à un taux de mortalité toujours aussi élevé, la Sécurité routière souhaitent redonner de l'efficacité aux contrôles de vitesse. 

La vitesse et le smartphones, principaux suspects

Pour la deuxième année consécutive, le nombre de morts a augmenté. En 2015, 3.464 personnes ont perdu la vie sur les routes, soit 2,4% de plus qu'en 2014. Les données de la sécurité routière révèle que 32% des accidents mortels sont liés à la vitesse. Le smartphone semble aussi avoir une part de responsabilité. Anne Lavaud, déléguée générale de l'association Prévention routière, indique que "le taux d'équipement des Français en smartphones est de 84%" avec des "applications d'accompagnement à la circulation" qui "signalent les radars fixes, mobiles et les contrôles policiers. De quoi remettre en cause l'efficacité des radars automatiques, installés depuis 2003.

Les Français sont habitués et ralentissent

Une inefficacité qui semble liée à un phénomène d'immunisation. "C'est un peu comme pour les médicaments ou les régimes : la première fois, ça marche très bien et puis ensuite ça marche moins bien parce que des anticorps se créent. Aujourd'hui, les gens connaissent les emplacements des radars", remarque le délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe. La sécurité routière ne compte pas rester les bras croisés. "Nous sommes en train de mettre en oeuvre une stratégie de multiplication des risques de contrôle et ces chiffres confirment notre analyse : il faut renouveler l'exercice, faire en sorte que nos radars soient plus craints", estime-t-il. 

À lire aussi
Un conducteur au volant de sa voiture (illustration) auto
Quels aliments faut-il privilégier pour être vigilant au volant ?

Le 2 octobre dernier, le gouvernement annonce sa volonté de multiplier par quatre les "zones radars", ce qui représente 500 nouveaux radars installés d'ici trois ans. Pierre Chasseray de l'association 40 millions d'automobilistes proteste, estimant "qu'on ne peut pas faire de corrélation entre le nombre de flashes et le nombre de morts sur les routes".  Emmanuel Barbe annonce alors le recours à des prestataires extérieures, au lieu des forces de l'ordre qui ont d'autres tâches. Cette opération sera expérimentée l'été prochain. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Sécurité routière Radars PV
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants